Slow End
Special Low Frequency Version
On t'avait prévenu

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Live-report de ALUK TODOLO @ The Black Sheep, Montpellier (FR)

Première partie : non-slowendienne

 

Aluk Todolo en concert, en essayant d'être exhaustif sur les sensations éprouvées pendant ce qui a infiniment peu à voir avec un groupe jouant des morceaux, et beaucoup plus avec un rituel pur et dur, c'est : le dernier Oranssi Pazuzu mais joué par Darkthrone ; le seul groupe de black qui arrive à être authentiquement lovecraftien, et à susciter de brutales images mentales d'Innsmouth, autant qu'un Tyranny et rien de moins ; le seul groupe de black qui n'a pas besoin de jouer du black pour être indécemment démoniaque - d'ailleurs je suis tombé du train-fantôme la seule fois pendant la cérémonie où le guitariste a lâché un vrai riff black, lequel m'a fait me rappeler à quel point un groupe comme Diametragon ne me parle pas du tout, et peiner pendant plusieurs minutes de doute, à dissiper la froideur qui d'un seul coup avait ventilé comme un courant d'air innoportun tout l'état d'hypnose extatique où le sabbat m'avait projeté dès ses premières secondes, et fait ensuite escalader l'échelle sans fin de la transe ; les barrissements monstrueux de la guitare, la basse qui vous gratte les os inlassablement, la tarentelle infernale de la batterie, la hideuse volonté de l'ampoule au milieu : tout est terrifiant dans un concert d'Aluk Todolo, comme l'est l'état où il vous met, de béatitude ; tout est raccord, aussi, avec la franche intention sacrée, magique du processus, et lorsque Shantidas empoigne amoureusement son rack à la place de sa guitare, on ne pense certainement pas aux postures un peu trop ironiques de Soma et du gros Anderson - et, avec le recul, bien plus à la façon donc Mike Scheidt enlace sa guitare.

Aussi, lorsqu'en fin de concert on remarque enfin que les officiants portent tous en sautoir leur mystérieux symbole, on n'a qu'une envie en se précipitant au stand avec les yeux mouillés de gratitude et de foi pure comme la neige de Norvège - et ce n'est pas d'acheter un tricot de corps.

Merci, merci, merci.

-gulo gulo, ce mois-ci
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