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Le vaisseau en sucre descendu de l'arc-en-ciel

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Live-report de Monarch! + Birushanah @ The Black Sheep, Montpellier (FR)

A la question qui brûle toutes les lèvres : oui, cette fois je suis descendu voir Birushanah ; et j'ai trouvé ça sympathique, rafraîchissant, exotique en un mot, cette manière de rencontre entre Dissecting Table et Orthodox ; ce qui est un peu en-deçà du genre d'exotisme que j'attends, pour ma part, d'un groupe japonais.

 

D'autant que niveau charisme à la japonaise - i.e. mythologique et terrifiant - on était déjà généreusement servi, puisqu'il y avait encore une fois Monarch! juste avant. D'ailleurs, alors que chemin faisant vers le concert je me demandais ce qui avait bien pu me passer par la tête pour, la fois précédente, préférer tailler la bavette en terrasse plutôt qu'aller voir jouer un groupe japonais unique exceptionnellement de passage dans ma région - chemin faisant vers la fin du concert de Monarch!, cette fois, j'ai retrouvé immédiatement la sensation et la raison qui m'y avaient conduit : en ce qui me concerne, après avoir vu jouer Monarch!, je n'ai plus aucune disponibilité émotionnelle - dites libido si vous préférez - pour un autre groupe, dont par avance les riffs me paraissent fastidieux et balourds.

Et donc, quid de Monarch! aujourd'hui que Fvnerals, aujourd'hui que King Woman, et que tous les autres groupes laborieux qui ne manqueront pas de s'engouffrer pour jouer ce dream-doom-indie-machin maintenant que King Woman et que Relapse - faut-il se demander ? Non, il ne le faut pas. Parce que peu importe de savoir s'ils l'ont inventé, le truc, dès leurs débuts, depuis Sabbracadaver, ou pas du tout : ils sont surtout des lieues devant, personne ne sera jamais aussi fantomatique qu'eux - et l'on parle ici autant des murmures d'Emilie que des rugissements de Michel - à côté de qui même HTRK passeraient pour poupins ; toujours à leur manière sans pareille, sans maquillage ou surlignage burtonien, avec une crédibilité metal inoxydable en dépit précisément de cette attitude crust et candide de tous les instants - la candeur, et la sincérité de mômes heureux, incrédules, et canailles, c'est bien cela qui leur permet de toucher avec la même grâce à Burning Witch, à Warning et à une Hope Sandoval damnée pour l'éternité, avec le toucher de velours d'une aile de papillon de nuit ; oui, ceci inclut également une place pour l'équarrissage niveau Ted Parsons pratiqué par l'invraisemblable Boubi.

Pour sûr, de ce qu'on a pu en entendre, le nouvel album promet, et pas qu'un peu.

 

Photo

-gulo gulo, le 16 avril 2017
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