Slow End
Special Low Frequency Version
Aig... quoi ?
Sacred Death

Artistes participants au disque

LAUDANUM Web
STORMCROW Web

Avis des chroniqueurs

Manumal
Note

gulo gulo
Note

Informations

Première édition
2009 (1 x Cd)
Label
20 Buck Spin
Avec
Judd Hawk : guitare, chant
Greg Wilkinson : basse, chant
Becky Hawk : batterie, chant
Tracklist
STORMCROW :
1.A New Black Death
2. Reflection of Shit
LAUDANUM :
3. Omega
4. Transfiguration
 

Chroniques de splits et de compilations


Sludgecore Freak doom Death metal

Chronique par Manumal, le 01 septembre 2009
(635 lectures)

Voici un petit split EP assez réjouissant sorti chez 20 Buck Spin et mettant à l’honneur deux groupes d’Oakland (Neurosis, Dystopia, Brainoil, Asunder) pratiquant une musique que l’on qualifiera volontiers d’encrassée.

Stormcrow ouvre fort bien les hostilités. La gerbe haineuse laissée lors de leur split avec Sanctum avait déjà tout pour me plaire, le groupe en remet ici une couche tout aussi envenimée avec deux morceaux acerbes, crasseux… Tout simplement archi-corrosifs. On nous met le nez droit dans les caniveaux d’une société corrompue et pavée de bonnes intentions, pointant avec dégout les quelques ficelles qui en dessous des apparences déterminent tout (« a new black death »). L’effondrement final est imminent, par delà les illusions le monde tremble, les rats sortent de leurs cachettes, les égouts débordent… La population, enfin, se réveillera avec horreur, découvrant une fois pour toute son véritable visage zombifié… En attendant la bande son privilégie les accélérations épiques et suffocantes, alliées à quelques breaks apocalyptiques… Guitares charbonneuses, growl monstrueux … Tout ceci est classé crust-metal, mais mettons les choses au point, il s’agit surtout d’une variante (death) metallisée jusqu’à la moelle, avec le Realm Of Chaos de Bolt Thrower pour inspiration fondamentale. Dans le même esprit, Stormcrow laisse également entrevoir des relents slowendiens qui le font tutoyer les Coffins, Grief, Corrupted, Dystopia, Accept Death…

Enfin, la face B est consacrée à Laudanum, venu colporter un doom terrifiant, évocateur et ultra massif. Le tournant opéré surprendra sans doute les familiers de The Apotheker, le sludge s’estompe, se fait moins frontal, et le niveau monte d’un cran, plus dans l’esprit d’un Paso Inferior ou d’un Monarch. Place aux paysages dévastés, aux visions nocturnes hallucinées, Laudanum fait à présent dans la bande son lovecraftienne.
Omega est un morceau que l’on qualifiera volontiers de volcanique. Le duo guitare/basse se répand tel un corps visqueux et rampant, une coulée incandescente, monstrueusement opaque et calcinant tout sur son passage. Des effusions noisy viennent parsemer le trajet. Puis viens Transfiguration où les événements prennent un tour tout à fait cinématographique; toutes lumières éteintes, la métamorphose s’opère, un râle déshumanisé s’élève des décombres et l’on plonge peu à peu dans la terreur pure. Les accents rituel/dark-ambient s’amplifient jusqu’à prédominer, tandis que les guitares finissent de se répandre en éruptions noisy à la heart dirt.


Sacred Death en trois mots : Frontal, évocateur, apocalyptique




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