Slow End
Special Low Frequency Version
La page très lourde
Warring Against The Sun / Solipsis

Artistes participants au disque

GREAT AMERICAN DESERT
DREAR Web

Avis des chroniqueurs

Sinical
Note

gulo gulo
Note

Informations

Première édition
2006 (1 x Cd)
Label
Autumn Wind Productions
Avec
DREAR
Niall (Guitare, Basse, Programmation),
Glen(Chant, Paroles)
GAD
Jeremy Christner (chant, tous les instruments)
Tracklist
Drear - Warring Against the Sun
1. Let the Sun Collapse
2. Such Contempt for Humanity
3. Ancient Bridge

Great American Desert - Solipsis
4. Dervish Shaitan
5. The Still Lake
6. Death Shall Be My Name
7. Shining Like Dusk Over Sea
Remarque
DREAR et GAD, ainsi que le groupe français de BM Glorior Belli et le groupe BM américain VROLOK font parti de l'"association" Lux Ferous, "collectif gnostique d'artistes unis par la luminescence de la sagesse éternelle"....mouaip
 

Chroniques de splits et de compilations


Funeral doom Freak doom Black metal Ambient

Chronique par Sinical, le 25 novembre 2008
(481 lectures)

Il arrive fréquemment que les split ne présentent pas une grande cohérence musicale...certains disent que c'est heureux, ca évite de faire la comparaison, d'autres pensent que c'est stupide, puisqu'on ne peut au final bien souvent apprécier que la moitié du disque.
Ce split ne fait pas exception à la règle: les deux groupes jouent dans des registres nettement différents. Mais avant d'aborder l'analyse strictement musicale (comment il s'la pète) de cet album, soulignons une démarche originale: ce split est avant tout marqué par une cohérence spirituelle avancée, puisque comme indiqué sur le côté gauche de votre écran, les deux groupes, ainsi que Glorior Belli et Vrolok (groupe de BM cainri franchement néfaste et de qualité, auquel notre ami J.Christner de GAD a participé en tant que vocaliste de session) sont unis par une communauté de pensée au sein de l'assemblée "Lux Ferous", d'obédiance gnostique, cuisinée à la sauce luciférienne/sataniste.
Bref, voilà pour l'aspect intelect, qui devrait je n'en doute pas en rebuter plus qu'il ne devrait en attirer.
Mais passons.
Bon alors moi faut rappeler le truc: je connais avant tout GAD, par la démo "Land of Tears", chroniqué ici même. J'étais tombé dessus par hasard, et par hasard, j'avais tout de suite accroché et pris contact avec JC (notez les initiales!...hum) pour me procurer ladite démo qui m'avait à l'époque franchement marqué.
Mais n'anticipons pas.
Drear donc. Des britanniques (on s'en fout). Qui jouent un black-doom lancinant, marqué par un grain particulièrement râpeux dégagant une odeur de sang séché. Une ambiance grise par essence. C'est efficace, bien rôdé, assez prenant au final, mais malheureusement pas très novateur. Or ne pas être novateur dans une branche marquée par une affluence d'autres groupes pas très novateurs et qui plus est dans la plupart des cas d'égale qualité, c'est pas forcément recommandé. Donc au final Drear, ça passe bien, surtout en fin de soirée avec une bouteille de chianti dans la gueule, pour accompagner une soudaine baisse de tension et/ou de moral mais bon voilà quoi.
GAD ensuite. Bah je vais forcément pas être très objectif. Mais bon voilà moi je suis marqué par un appétit constant de nouveautés, de débroussaillage musical, de groupes qui prennent (réellement) des risques, quitte à ce que soit parfois un peu bancal. Et GAD c'est exactement ça. C'est loin d'être parfait, mais c'est unique, et ça respire le talent. Ce mec a une conception ultra personnelle de sa musique, une approche bien cernée du son qu'il veut balancer, une idée très nette de l'ambiance qu'il veut créer. Ecouter "Death shall be my name" et dites moi si vous avez jamais rien entendu de pareil?
Dans ce sens, il est, de ce que j'en comprends, bien inscrit dans le luciférisme, qui grosso modo prône la quête d'un chemin personnel, l'affirmation de l'individu par oppposition à la masse...j'avais prévenu que je serais pas objectif...Toujours est-il que si cette seconde démo ne corrige pas forcément les défauts du premier opus (l'impression parfois d'une certaine facilité sur certains passages), elle est au moins largement à son niveau, ce qui en soit constitue une belle réussite.

Warring Against The Sun / Solipsis en trois mots : inégal, gris, prenant




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