Slow End
Special Low Frequency Version
Oh ouais, chérie
Graves at Sea / Asunder

Artistes participants au disque

GRAVES AT SEA Web
ASUNDER Web

Avis des chroniqueurs

intheseblackdays
Note

Informations

Première édition
2005 (1 x Cd)
Label
Life Is Abuse (CD) / 20 Buckspin (LP)
Avec
Geoff EVANS (guitare), John GOSSARD (guitare), Dino SOMMESE (batterie), Salvador RAYA (basse)
Tracklist
1. Pariah (GAS)
2. Reclamation (GAS)
3. Whited sepulcher (Asunder)
 

Chroniques de splits et de compilations


Doom death Funeral doom Sludgecore

Chronique par intheseblackdays, le 26 août 2006
(605 lectures)

Graves At Sea, Asunder. L'affiche ne laisse aucun doute sur le programme, ce sera doom.
D'un coté, le groupe d'Arizona qui jouissait jusqu'alors d'une réputation basée sur des on-dit de concerts et une démo ayant circulé sous le manteau avant de se répandre le net, plus que sur de véritables preuves, pour nous, pauvre européens. De l'autre, le groupe d'Oakland, San Francisco, Californie, déjà responsable d'un split et d'un album passés inaperçus, y compris pour moi, puisque c'est ce présent disque qui m'a fait m'intéresser à eux.

Graves At Sea, c'est simple, se prennent pour Burning Witch. La fameuse démo, aujourd'hui rééditée, ne m'a pas laissé de souvenirs impérissables ; des idées mais englobé dans un doom metala ssez chiant et pauvre. Les deux titres présentés relèvent le niveau. On y trouve une véritable tension, des gros riffs gras et suintants, une puissance sonore assez imposante et un chanteur dont l'idole est à parier Edgy. Il en fait quelques-fois un peu trop, sa voix synthétique se montrant parfois horripilante, dans ses sonorités ou dans ses susurrements. Lorsqu'il opte pour des growls appuyés par les guitares grésillantes, c'est à Migration de Buried At Sea (tiens donc). Donc si les productions du jeune O'Malley et celles de Sanford Parker vous parlent, je pense que cette partie vous satisfera.

De l'autre coté, mon nouveau coup de coeur (merci Tom d'ailleurs), les doom-deatheux d'Asunder, qui a perdu entre temps son violoncelliste (tout du moins sur ce morceau, j'espère en retrouver sur l'album à venir) et son bassiste, pas le moindre de ses membres, puisqu'à l'origine du concept, des paroles et important vocaliste sur A clarion call.
Morceau unique, mais encore plus long qu'à l'accoutumée. On y retrouve tout qui fait le charme du groupe malgré ses changements, c'est à dire un doom death dans la vibe Turn loose the swans (oui, j'ai commencé à combler mes lacunes en doom-death depuis la dernière fois), lorgnant parfois vers le funeral dans ses tempis tétraplégiques aux notes sporadiquement égrainées et ses solis lointains empreints d'une mélancolie souterraine (ce qui ne veut absolument rien dire, mais je me comprend). Un morceau qui correspond exactement à la définition du doom-death que j'ai toujours cherché (de façon dilettante), pas le plus original mais au moins sincère et bien exécuté : voix d'outre-tombe poussive comme il faut, choeurs hantés et omniprésents, enveloppés dans un écho lugubre, riffs massifs, solis tétaniques et batterie dont la double pédale a subi également une cure d'atarax.

Enfin, puisque le packaging a toujours une signification importante pour moi, notons le travail intéressant d'un artiste qui est en train de se faire une place dans la scène doom américaine, David Vincent d'Andrea, qui est super sympa, pour avoir déjà échangé quelques bafouilles avec lui (oui, on en a rien à foutre mais je tenais à le placer).

Doom.

Graves at Sea / Asunder en trois mots : doom. doom-death, funeral doom




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