Slow End
Special Low Frequency Version
Mort d'une quinte de toux
Splits Om/Six organs of admittance & Om/Current 93

Artistes participants au disque

OM Web
CURRENT 93 Web

Avis des chroniqueurs

intheseblackdays
Note

marystonage
Note

Informations

Première édition
2006 (2 x Cd)
Label
Holy Mountain, Neurot Recordings & Durtro
Avec
Al CISNEROS (basse & chant), Chris HAKIUS (batterie)
Tracklist
OM/SOOA
1. Bedouin's Vigil (OM)
2. Assyrian Blood (SOOA)

OM/C93
1. Inerrant Infallible (Black Ships At Nineveh and Edom) (C93)
2. Rays of the Sun/To the Shrinebuilder (OM)
Remarque
OM/SOOA -> 7" (dispo sur l'edition japonaise de Conference of the birds)
OM/C93 -> 10" (dispo sur CD à l'automne 2006)
 

Chroniques de splits et de compilations


Stoner Drone doom Folk

Chronique par intheseblackdays, le 08 août 2006
(612 lectures)

Allez, vous reprendrez bien une tranche de fanatisme aveugle et absolu ? Non ? Tant pis je ne me forcerai néanmoins pas pour vous parler de ces deux splits.

Premier sorti, premier évoqué, le 7 pouces que se partagent donc Om et le one man band Six Organs Of Admittance derrière lequel se cache Ben Chasny, déjà connu pour aider sur scène les timbrés de Comets On Fire. Celui-ci balance un morceau folk onirique acoustique sur lequel viennent se greffer des hurlements noise totalement incongrus que des choeurs typiquement SOOAiens accompagnent. Vraiment cheul, mais je préfère Dark Noontide.
Om s'occupe donc de l'autre face. Om ? Un groupe qui ne sait pas composer des morceaux en dessous de 10 minutes minimum, sur un 7 pouces ? Etrange et le résultat final était limite prévisible : frustrant. Ça commence comme du bon Om des familles, ça se structure comme à l'accoutumée et pof, le volume baisse et on est obligé de se lever pour tourner la rondelle ou arrêter la platine. Aussi facile d'accès soit–il au niveau musical, il faut une certaine dose de répétitivité pour entrer en transe et baver comme il se doit. Cet amuse-gueule ne renforce qu'une envie, celle de se repasser VOAT ou COTB.

Le choix du 10 pouces pour la rencontre entre le duo californien et l'entité de David Tibet semble déjà plus raisonnable. D'ailleurs, les deux groupes s'amusent au même exercice : réciter un texte incompréhensible sans dico (et encore) et la thèse de doctorat nécessaire sur une musique basique et répétitive. Qui a copié sur l'autre ? Je ne sais pas, mais à la vue des devoirs, en toute..hhrrmmm.. *hum* objectivité *hum*, je trouve qu'Om s'en sort beaucoup mieux, les paroles et le chant de Cisneros ayant toujours été un point d'accroche, de repères et de répétition supplémentaire. Tibet nous raconte une histoire dont j'ai eu du mal à saisir le sens, où il est question de Reese Whitherspoon.
Concernant Om, au premier riff on s'attend à la formule classique : une double note répétée ad nauseam introduisant le morceau. Sauf que Cisneros nous prend directement à contre pied : au bout de quelques seconde à peine, le voilà qui change de rythme et accélère. Mon dieu, voilà le retour de Sleep !! Non je blague. Rays. reste dans la continuité de leur production shamanique mais explore un autre pan des variations sur un thème. Même le chant s'adapte et suit la cavalcade (toute proportion gardée). Hakius quant à lui frappe comme un sourd tout en créant la structure rythmique nécessaire, ces deux mecs étaient faits pour s'entendre. Au final, après la léthargique et l'acoustique, on tient donc là la troisième facette du son Om.

On pourra regretter l'absence des deux titres à la suite d'At Giza et Flight of the eagle, obligeant à jongler entre les supports, s'étonner du choix de certains formats mais une évidence s'impose à nous, Om continue à construire son identité tout en restant dans un domaine qu'il maîtrise sur le bout des doigts. Sleep est mort, vive Om.

Splits Om/Six organs of admittance & Om/Current 93 en trois mots : frustrant, véloce, hypnotique




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