Slow End
Special Low Frequency Version
À quelques pas du sol
Under A Torn Sky

Avis des chroniqueurs

Derelictus
Note

Informations

Première édition
2009 (1 x Cd)
Label
PsycheDOOMelic Records
Avec
David Elliott: basse
Jonathon Gibbs: batterie, claviers
Kieron Tuohey: guitares
James Kilmurray: chant, guitares
Tracklist
1 - The Last Day
2 - The Burning Midnight
3 - Transfiguration
4 - Barricade
5 - Echoes Awaken
6 - Of What May Become
7 - The Hour of Arrival
8 - Winds of Enlightenment
Remarque
Réédité en LP en 2010 chez Labyrinth of Thoughts.
 

UNSILENCE (Angleterre)

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Epic doom

Chronique par Derelictus, ce mois-ci
(146 lectures)

Il n’y a pas besoin de faire beaucoup d’efforts pour comprendre quelle peut être l’origine géographique de Unsilence, les images défilant assez aisément devant soi avec ces landes soumises à la rudesse du climat, à ces paysages verdoyants résistant aux vents d’ouest à et la pluie battante, et à ces collines où nuls arbres peuvent pousser. Ces contrées où la vie a toujours été ardue et guère gratifiante et où l'on ploie le dos sous le poids de l’adversité, avec non seulement une certaine austérité mais aussi une certaine noblesse, toute cette élégance qui constitue la frontière entre une certaine retenue et un misérabilisme ostentatoire. Le quatuor qui signait enfin là son premier album, après moult années de galères endurées par son leader Kieron Tuohey, se veut garant d’une certaine tradition typiquement anglaise, prenant aussi bien dans l’assise mélodique de ce doom death metal typique d’où ils proviennent, avec d’une part un riffing assez similaire et d’autre part un grain assez particulier pour ce qui est du son même des guitares, que dans l’epic doom metal d’un Solstice, sans l’exubérance chevaleresque de ces derniers, ou d’un Tefra, mais sans les fautes de goût. Il y a tout de même un sens de la retenue, comme s’il s’agissait plutôt de bardes des temps modernes qui venaient ici conter des histoires des temps immémoriaux, où la survie des hommes ne devait qu’à leur pugnacité, et où chaque fait d’armes apportait tout autant de réconfort que de tristesse, notamment pour ceux tombés sur les champs de batailles ou tout simplement sous les coups de la fatalité.

Évidemment que c’est plutôt cette seconde coloration que l’on retrouve ici comme la plus prégnante, car il y a cette facette maisons en brique rouge chauffées à la tourbe et longues semaines de pluies continuelles qui ressort éminemment de ces huit compositions. C’est d’une grande évidence, mais c’est aussi ce qui fait tout le charme de ce disque. Les temps sont plus à se remémorer les choses qu’à chercher à déchainer l’ire et à montrer ses muscles. C’est ainsi que sont volontiers privilégiés les instants en ternaire, dans des tempi volontiers lents, avec ce poignet folk que l’on retrouve fréquemment de l’autre côté de la Muir Éireann, et que l’on n’hésite pas à mettre en retrait la saturation pour mettre en avant ce côté, comme s’il pouvait y avoir quelques éclaircies dans ce ciel gris et chargé. Cela donne un charme assez particulier à cet album, un charme assez ancien, où l’on sent bien une certaine sincérité et où l’on prend le temps de faire les choses et de les exposer, sans verser dans une sorte de trop plein, car les compositions sont vraiment bien soignées. En fait le seul regret que l’on pourrait avoir avec ce disque c’est dans certains choix du mixage qui met bien trop en avant le chant de James Kilmurray, assez bon il est vrai, sans être extraordinaire et étincelant mais rentrant bien dans le cadre de cette musique, au détriment des guitares dont on aurait préféré qu’elles soient nettement plus en avant. En dehors de ces griefs, il demeure un album assez plaisant, point trop étincelant, mais vraiment homogène, qui se laisse apprécier au fur et à mesure des écoutes.

Under A Torn Sky en trois mots : fardeau, bruine, brouillard




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