Slow End
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Teenage Graveyard Party

Avis des chroniqueurs

EyeLovya
Note

Informations

Première édition
2017 (1 x Cd)
Label
Heavy Baby records
Avec
M.Kozminski : chant
A.Khorasani : guitare
RF.Tunnell : guitare
E.Edmonds : basse
G.Vracin : batterie
Tracklist
1. Teenage graveyard party
2. Pit bait
3. King Midas of shit
4. Zero one
 

HEAVY BABY SEA SLUGS (États-Unis)

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Sludgecore Freak doom Hardcore Blues rock Punk rock

Chronique par EyeLovya, ce mois-ci
(205 lectures)

Toute la musique que l'on aime, elle vient de là, elle vient du blues. Le plus grand héros du rock français avait raison, et à défaut d'être sensible aux sons originels, impossible de nier la filiation. Le plus marrant dans cette histoire, c'est quand on a un groupe comme ces gens-là qui jouent le blues le plus dégueulasse du monde et que l'on imagine la réaction d'un vieux fantôme de pionnier noir américain qui passerait dans le coin : pauvre feu-homme, son ectoplasme de cœur se fracturerait brutalement à voir sa musique défigurée ainsi. En ce qui me concerne, écouter ce tout petit EP de rien du tout, c'est comme passer autant de temps à Disneyland.

Né parmi les cartons imprégnés d'un arc-en-ciel de virus vénériens investis par SQRM ; éduqué à la rouste par Nightslug (un autre slug tiens) et leur famille white trash fan de NASCAR ; influencé par les pires fréquentations que l'on puisse imaginer pour sa progéniture : les tarés déviants responsables du premier Clockcleaner, les psychotiques suédois de Brainbombs, les darons suicidaires d'Harvey Milk ou encore les cry-babies alcoolos de Slug Guts (encore un slug), le blues de HBSS est tout bonnement l’infâme résultat de plus d'un siècle de dérive humaine d'une simple expression de la tristesse à la violente éruption de dégoût et aux subites pulsions de destruction black-core allègrement assouvies.

On les imagine junkies malingres couverts de sarcomes, remplis de haine et de pavot, à jouer dans un garage puant entourés de posters des Cramps, de The Birthday Party et des Melvins, et tout ce que l'on peut souhaiter à partir de là, c'est de survivre assez longtemps pour sortir un album.

Teenage Graveyard Party en trois mots : sale, très, sale




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