Slow End
Special Low Frequency Version
Fais-toi hippie
Wroth

Avis des chroniqueurs

Krokodil
Note

Informations

Première édition
2016 (1 x Digital)
Label
Tribunal of the Axe Records
Avec
Sean Sokol : chant
Bryce Shelton : guitare
Leo Buckley : guitare
Chris Tanti : basse
Justin Wonder : batterie
Tracklist
1. Copernican Theory
2. Anathema of Time
3. Traitor
4. Beasts of Burden
5. Deprogram
6. Narcotically Opaque
7. Deadweight
8. Of Misanthropy and Malaise
 

BÄDR VOGU (États-Unis)

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Stoner Doom death Sludgecore Crust

Chronique par Krokodil, ce mois-ci
(236 lectures)

C'est aussi ça, l'esprit de Noël. Redonner une chance à un disque que l'on a toujours un peu regardé de traviole, comme une bête de foire, ou mépriser au nom d'une pseudo web-crédibilité à défendre... Peut-être va-t-on même lui donner rendez-vous sous le sapin, à côté de la crèche, et l'accueillir comme il se doit pour ce qu'il est, à savoir le disque que l'on a toujours attendu - mais jamais reçu - d'Hang the Bastard (ils existent toujours eux ?)... Faut dire que dès le départ, il nous prend par les sentiments l'enfoiré : une punchline relativement fameuse du grand poète Rust Cohle en guise d'ouverture (bah quoi ? c'est pas plus cliché qu'appeler son groupe "Carcosa", comme on en a vu fleurir des hectares entiers sur Bandcamp), juste avant de nous arroser copieusement la gueule d'une bonne heure de cascades rythmiques invraisemblables et de prouesses pyrotechniques en tout genre, façon course de nazcar, mais avec des voitures piégées à la nitroglycérine. Comment ça ? Vous pensez Seven Sisters Of Sleep, là, tout de suite ? Comme s'ils étaient les seuls détenteurs du monopole du mauvais goût ? Ou les seuls à pouvoir foutre le dancefloor à feu et à sang ? Ok. Tim McAlary a probablement un lance-flamme à la place de l'oesophage, mais ... Sean Sokol, mes amis ! Y'a qu'à voir comment il alterne growl de prédateur néandertalien et dégueuli de bile sanguinolente Lipynskyenne... Exactement : comme un infatigable porc. Quant aux veaux qui tambourinent fièrement leurs instruments derrière ? Pas beaucoup mieux à vrai dire. Entre les hommages non-dissimulés à leurs guides spirituels - Dystopia, Facedowninshit, Eyehategod, Entombed et j'en passe - les quelques fulgurances de d-beat et de stenchcore qui vous prennent comme dans les douches du centre pénitentiaire, ou ces hymnes de stoner autoroutier au swag simplement irrésistible, c'est juste un Everest de poésie. Allez, on s'en fout des détracteurs, de l'éthique, de notre réputation, et d'un sludge-jeu qu'existe même pas : bienvenue chez nous les gars. 

 

Wroth en trois mots : barbare, hémorragique, jubilatoire




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