Slow End
Special Low Frequency Version
Encore 80 mesures, le riff
In the Lair of Lucid Nightmares

Avis des chroniqueurs

Krokodil
Note

Informations

Première édition
2017 (1 x Cd)
Label
Third-I-Rex Records
Avec
Pontus Ottosson : guitare
Karl Jonas Wijk : batterie
LG : basse, chant
Tracklist
1. Ruins of the Past
2. Stealth
3. Pretend It Will End
4. Cutters
 

PISSBOILER (Suède)

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Funeral doom Drone doom

Chronique par Krokodil, ce mois-ci
(283 lectures)

Nan mais rien que le nom, quoi. "Chaudière à pisse". Et rien que la pochette aussi. Quasiment du Yuzna... Bien sûr que l'on pensait avoir à faire à du sludge bien craspec, ou à du grind pas trop propre, ou à un mélange des deux mais plus gore... Et bien sûr que la surprise n'en a été que plus grande, lorsque les premiers arrangements de "Ruins of the Past" sont parvenus à nos chastes oreilles, tristes et orageux comme le ciel coiffant un champ de bataille étendu jusqu'à derrière l'horizon... Car rien ne laissait présager pareille splendeur de funeralisme froid comme la pierre tombale, humide comme la fine couche de terre recouvrant la dépouille anonyme abandonnée dans un bois qui l'est tout autant ; exploitant ainsi la quasi-entièreté de son spectre de représentation sans ne jamais rien perdre de cohérence ou de force d'impact, et évoquant parfois les grandes errances endeuillées de Profetus, celles plus aqueuses d'Evoken ou encore celles carrément carnassières de Tyranny, pour un résultat pas loin de ressembler à une cartographie anatomique (et fondamentalement respectueuse) du genre... En fait, pour le dire simplement, rien n'indiquait à la vue de la chose (impossible de l'esquiver, hein?) que l'on allait à un moment donné s'exclamer quant à sa véritable et profonde beauté nue, laquelle s'affranchit très bien de claviers, de dérives acoustiques ou de mélodies ronflantes... Pissboiler joue le funeral d'un monde où la photosynthèse n'existe pas, où les temples s'effondrent sur les ouailles, où l'on creuse des rues à même les débris d'anciennes civilisations foudroyées par la colère divine... Le tout dans une putain d'atmosphère d'austérité et de pénitence intégrale... qui tend (hélas) à se disperser légèrement lors d'un dernier périple dronique aux très fortes connotations SOMAiennes pas forcément utiles ni marquantes, achevant ainsi et bien trop prématurément ce qui aurait pu être une véritable leçon d'école. Mais hey, Pissboiler n'en est qu'aux débuts, et vous pouvez me croire sur parole, on reparlera d'eux. Tôt ou tard.

In the Lair of Lucid Nightmares en trois mots : draconien, austère, prometteur




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