Slow End
Special Low Frequency Version
Priez !
D.D.D.H. - Doomed to Death, Damned to Hell

Artistes participants au disque

COFFINS
ANATOMIA
GRUDGE

Avis des chroniqueurs

Krokodil
Note

Informations

Première édition
2007 (1 x Cd)
Label
Grindmind Records, Obliteration Records
Avec
Anatomia :

Jun Tonosaki : basse, chant
Takashi Tanaka : batterie, chant
Yoshio Hasegawa : guitare, chant

Grudge :

Sinyo : guitare, batterie, chant
Nas : basse

Coffins :

Koreeda basse, chant
Uchino : guitare, chant
You : batterie
Tracklist
Anatomia :

1. Obsessed
2. Doomed Sacrifice
3. Necrocannibal Instinct
4. Mournful Cremation
5. Severed Infant Waste

Grudge :

6. Altar of Asphalt
7. Kemono
8. Light in Barrenness
9. Convulsion and Pain

Coffins :

10. The Abysmal Blood Sea
11. Cremate Remains
12. Stillbirth
13. Wasteland of Terror (Asphyx cover)
 

Chroniques de splits et de compilations


Doom death

Chronique par Krokodil, ce mois-ci
(150 lectures)

Votre Japon à vous, ce n'est certainement pas un travelling en slow-mo sur les lumières éclatantes de Shinjuku… Encore moins une histoire de romance impossible déguisée en clip de shoegaze… Votre Japon à vous, il a entendu parler d’histoires relativement exotiques, de geishas au grand coeur, de toute sorte de fantasmes insulaires à concrétiser, mais il a jamais pu vérifier si c’était pas comme un grand mensonge organisé, façon Truman Show… Votre Japon à vous, en fait, il est un peu comme le mien, et il s’est fait démembrer la gueule dès son plus jeune âge par d’incurables et persistantes visions cauchemardesques... Traumatisé par des mutations corporelles défiant le grotesque, par des petites filles mortes aux longs cheveux noirs, par des scènes de viol impliquant des chibres tentaculaires, par la tragique histoire de Trunks... Bref, il a plus de chance de se retrouver en cellule capitonnée que dans les beaux quartiers d’instagram… Exactement comme cette « chose », figurez-vous. La grande réunion de famille cannibale - Anatomia, Grudge, Coffins, quoi - (bon en toute honnêteté, le second on ne le connaissait ni d’Eve ni d’Adam, mais on n’est pas prêt de l’oublier, c'est le plus bourrin et le plus jouissivement bas du front des trois). Un périple aussi avilissant et dégradant qu’une interminable partouse entre amoureux d'Autopsy et d'autopsies, quelque part dans les entrailles gentiment congestionnées de matières fécales d’un monstre urbain sans commencement ni fin : rien de trop rassurant, rien de trop beau… La vérité, c’est même qu’après un certain nombre d’écoutes et d’heures d’apnée passées dans ces égouts à ciel ouvert, les caractéristiques propres à chacun finissent par se dissoudre comme des organes dans la soude ; et l’on se retrouve alors face à une seule et même chaire sonore, difforme, abjecte, décadente et malveillante ; et elle vous regarde avec cet appétit libidineux, derrière les 36 cavités oculaires éparpillées sur sa gueule, et elle vous embrasse le cou de son haleine fétide, et elle vous palpe le sexe de sa lame maculée de sécrétions vieilles comme le monde, prête à vous profaner jusqu'à l'âme… Oui, votre Japon à vous – enfin notre Japon à nous – il est exactement comme Doomed to Death, Damned to Hell ... et on l'aime tendrement. 

D.D.D.H. - Doomed to Death, Damned to Hell en trois mots : visqueux, dégoûtant, orgiaque




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