Slow End
Special Low Frequency Version
Sorcière !
Thunder on the Fields

Avis des chroniqueurs

EyeLovya
Note

Informations

Première édition
2017 (1 x Cd)
Label
The Sign records
Avec
J.W. : batterie
M.S.F. : basse
B.G.N. : guitares
T.G.N. : guitares
M.F.L. : chant
Tracklist
1. Menneskeĉderen
2. We are burning
3. Thunder on the fields
4. Older now
5. Hic svnt dracones
6. Gallow's omen
7. Untune the sky
 

DEMON HEAD (Danemark)

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Traditional doom Hard '70s

Chronique par EyeLovya, ce mois-ci
(195 lectures)

Jerusalem cuvée 2017. Le groupe, pas le marathon stoner.

Je ne sais pas non plus si ça ressemble à Pentagram tout ça, mais ce son, avec l'overdrive toute discrète, qui vous invite au combat le cœur tambourinant d'émotion tout en vous faisant parfaitement comprendre que l'on est déjà vaincu depuis belle lurette et qu'une épée plantée dans le bide est désormais tout ce que la vie à de plus beau à offrir, ça fait un petit moment qu'on l'avait pas entendu et ressenti, depuis ce doux secret d'album de 1972 chroniqué par Lucas en ces pages en fait. Mais sérieusement, que quelqu'un crache le morceau, ce sont des bandes de l'époque que Jerusalem avaient paumées ? Non ?

Peut-être pas. Il semblerait que le chant se soit subtilement dénervé, que le timbre ait glissé de l'anxieté caféinée de Lynden Williams vers quelque chose de plus grandiloquent, aristocratique, que l'on retrouverait plus volontiers dans le post-punk, ou dans son revival douteux des années 00's avec tous ces groupes en The, et pour être clair il m'est impossible de ne pas penser à Alex Kapranos de Franz Ferdinand (non, pas de The, je sais) en écoutant le présent chanteur.

Ce double bonus vintage, si les années 2000 peuvent déjà être considérées comme vintage, est des plus plaisant, ça donne l'impression d'écouter les pires ménestrels de l'armée britannique : sapés en noir et jouant penaud et peiné, trop lent pour la marche des soldats, incapable d'inspirer la victoire mais sans pareil pour chanter la défaite et conter les batailles perdues avec force d'effets épiques qui prennent nos cœurs en otage dans des espoirs bientôt annihilés. Britannique oui, Jerusalem, Franz Ferdinand, proto-doom, post-punk, vous voyez le topo, j'ajouterai même Uncle Acid pour la tendance de jeunesse obsessive à donner dans le revival en ternaire, et je suis d'ailleurs presque sûr d'avoir entendu le riff qui démarre Gallow's omen quelque part chez l'oncle en question.

Pour ce qui est du ternaire, je commence à me dire que c'est ce qu'il y a de plus efficace pour verser dans l'épique orageux. Après tout, allez-y, pensez à un groupe super épique là, un groupe qui galvanise et prend aux tripes, qui vous donne envie de vous battre sous la pluie et tout, ayé ? Voilà, eh bah figurez-vous que Primordial ils jouent quasi exclusivement en ternaire.

La différence, c'est que les Demon head ils sont chétifs et lâches, pas super engagés politiquement, qu'à chaque fois qu'on les croit prêts à craquer, au bord des larmes, un flegme inouï reprend le dessus, et plutôt que d'affronter la réalité physique, eux préfèrent vénérer sagement Satan comme ils ont pu voir dans les films des années 70 (la chronologie de cette chronique n'est que chaos) en espérant qu'il fasse le boulot pour eux ; mais pourquoi pas seulement aller gratter la terre du jardin et y piocher quelques truffes pour passer la soirée à inventer les couleurs et la bande son d'A field in England ? Pas de raison qu'il n'y en ait que pour les moutons.

Thunder on the Fields en trois mots : Michael, Smiley, doom




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