Slow End
Special Low Frequency Version
Voix d'en-bas
Push

Avis des chroniqueurs

EyeLovya
Note

Informations

Première édition
1992 (1 x Cd)
Label
Roadrunner
Avec
Ben McMillan : chant, guitare
Tom Niemeyer : guitare
Tim Paul : basse
Scott McCullum : batterie
Tracklist
1. Tribe
2. Machine action
3. Racked
4. Crazy love
5. Above me
6. Gotta believe
7. Break
8. Slow scorch
9. Follow
10. Body farm
11. Lose
12. Push
 

GRUNTRUCK (États-Unis)

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Grunge

Chronique par EyeLovya, ce mois-ci
(191 lectures)

Gruntruck aura été plus intéressant que Skin Yard au moins le temps d'un premier album, ce truc hard vicelard et funky qu'était Inside yours, double qualificatif que l'on aura malheureusement perdu dès ce deuxième méfait. Push est plus musculeux, dans le son et le jeu, les riffs sont taillés à la hache (empruntée pour l'occasion à Tad Doyle), natures et surtout tout secs. C'est un problème car ça rend la chose terne : du gros riffing sans langueurs de notes traînantes en fond, sans couleur, sans rebond souple de basse, ça s'accommode toujours mieux d'un gros chant bovin. Vous me voyez venir, j'ai toujours un souci avec Ben McMillan, et je pense pouvoir le cibler plus précisément sur cet album : je crois que ce regretté Ben était atteint d'un mal terriblement incompatible avec ma vision du grunge, je crois que Ben avait bien trop de soul dans sa voix voilà tout.

Hein ? Et Layne alors c'est du poulet ? Bonne remarque, mais il faut simplement que la musique complimente le chant, et vous allez pas me faire avaler que vous êtes plus touchés par Dam that river que par Down in a hole ?

Voilà, sur Inside yours, il y avait ce truc perfide, ce parfum verdâtre qui mettait en valeur Ben, une aigreur en filigrane dans un groove libidineux, c'était léger mais présent néanmoins. Sur Push, nenni, on entend du Skin Yard joué par Tad, et le seul moment où la soul de Ben est valorisée, c'est sur le très sexuel Above me qui rampe lubriquement au milieu de l'album quand le reste, de la bonne came quand même avec ce ton médiéval que je leur ai toujours attribué sans trop savoir pourquoi, sonne comme plus douillet, portant son groove haut et fort, montrant son nouveau corps si bien sculpté à tous, comme s'il n'était pas aussi inoffensif.  

Push en trois mots : plombé, baraqué, passé




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