Slow End
Special Low Frequency Version
Doomed to be doom
Lords of Arda

Avis des chroniqueurs

Derelictus
Note

Informations

Première édition
2014 (1 x Digital)
Label
Autoproduction
Avec
M. Schmidt: guitares
M. Bleull: basse
C. Wolf: guitares
K. Hester: batterie, claviers
Clay Sibley: chant
Tracklist
1 - Gwaihir, Lord of the Eagles
2 - Shadowfax, Lord of the Mares
3 - The Riddle Master (Manilla Road cover)
Remarque
Réédité en cassette auto-produite en 2016.
 

OLÓRIN (États-Unis)

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Traditional doom

Chronique par Derelictus, ce mois-ci
(235 lectures)

Qu’est-ce qui peut bien faire la différence entre un bon groupe de doom metal et un autre bien plus quelconque? Sans reprendre une bonne vieille référence au comique français, il suffit parfois de pas grand chose pour basculer d’une catégorie à une autre, et quelque fois, cela peut sembler même bien plus radical, faisant pencher la balance vers quelque chose de bien plus médiocre. Toute subjectivité mise à part, et pourtant c’est bien le principe premier d’une chronique que d’être purement subjective, puisque je ne suis aucunement détenteur de la vérité absolue, sauf quand il s’agit de répandre la parole du prophète Lee Dorrian, il y a bien des éléments purement objectifs qui permettent aisément de faire le trie entre l’ivraie et le bon grain. Et pour ce qui est du cas qui nous intéresse présentement, et, au-delà, pour ce qui est des groupes de doom metal traditionnels, c’est souvent le chant qui fait la différence. Là, l’on pourrait émettre une longue liste de chanteurs qui transcendent la musique de leur formation, comme Scott Reagers, Albert Witchfinder, et tant d’autres dont il serait vain d’étaler les noms. Et malheureusement, dans le cas qui nous intéresse présentement, le chanteur est mauvais. C’est même assez fou de se dire que le manque de justesse de Clay Sibley vient à un tel point gâter l’ensemble, même si, par moment, pas souvent hélas, c’est correct dans les tonalités, mais il y a toujours un tel décalage avec le reste, que l’on a presque l’impression qu’il a voulu rendre hommage, malgré lui, au chanteur de Confessor, la puissance, la maîtrise et la technique en moins. De plus, et c’est là que l’on peut s’interroger sur l’intégrité du système auditif de ces messieurs, c’est que ce chant a été mis en avant dans le mixage, ce qui le rend encore plus frontal et malséant pour l’auditeur, et l’on a plutôt envie qu’il arrête de chanter rapidement plutôt que de faire tout ceci. C’est très gênant même. L’on dira que c’est lorsqu’il essaie de singer le valeureux barde Mark Shelton sur la reprise de Manilla Road qu’il s’en sort presque le mieux. C’est dommage, parce que pour le coup, j’avais des à priori plutôt positifs concernant cette formation, qui, pour une fois ne centrait pas ses thématiques sur le satanisme de farces et attrapes, l’occultisme de bas étage ou les thèmes chers aux grand Coon et son associé Cthulhu, mais plutôt à l’oeuvre de Tolkien, ce qui est moins fréquent dans ce domaine musical, mais tant qu’à faire, histoire de rigoler bien plus, autant s’écouter un album de Battlelore. Et il faut dire que cela est fait de manière assez correcte de la part de ses comparses musiciens, qui restent assez zélotes à certains dogmes du doom metal, mais n’oubliant point leurs racines métalliques, même si, pour être franc, je m’attendais évidemment à quelque chose de bien plus épique. Quoiqu’il en soit, tout ceci aurait pu être bien mieux fait, et il est dommage qu’autant de fautes de goûts furent réunies en à peine un quart d’heure. Au moins, cette réalisation m’aura donné envie de réécouter Crystal Logic, Summoning et le dernier Holy Martyr.

Lords of Arda en trois mots : virez, ce, chanteur




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