Slow End
Special Low Frequency Version
Prochain arrêt : Sky Valley
Rotten Sabbat

Avis des chroniqueurs

Krokodil
Note

Informations

Première édition
2017 (1 x Digital)
Label
Autoproduction
Avec
Jordan : basse, chant
Jesse : batterie, chant
Jon : guitare
David : guitare, chant
Tracklist
1. Failure
2. Snake Oil
3. Drought
4. Worthless Sacrament
5. Prisoner
6. Rotten Sabbat
 

REGRESS (Canada)

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Traditional doom Sludgecore Blues rock

Chronique par Krokodil, ce mois-ci
(352 lectures)

Regress, qui porte plutôt bien son nom, à moitié désintégré qu'il est dans sa triste existence sans but ni espoir, et survivant péniblement dans son pauvre canap bouffé par les mites, est bien trop défoncé et en conflit avec l'univers entier pour maintenir le cap vers quoi que ce soit - une idée, un riff accrocheur, une ambition quelconque, quelque chose de susceptible de tuer la torpeur ambiante - achevant systématiquement ses esquisses de grandes épopées nauséabondes par de pauvres blues de gratte en solitaire, qui vous expliquent comment la vie, ici dans ce taudis et cet intolérable trou à rat, c'est encore pire que de la merde, et que l'on s'y fait autant chier que devant le brouillard de son écran cathodique, à travers lequel on commence lentement mais sûrement à lire des invitations à l'amour de son prochain type "kill'em all", "set yourself on fire", "she deserves it"... Pourtant, la magie improbable du truc fait que progressivement s'installe - en plus de la lassitude, la blase et la fatigue générale - une sorte d'atmosphère super pesante et bien mortifère, comme un halo d'obscurité proliférant à la vitesse de la mérule... Disons une contre-réjouissance de vivre aiguë qui - si l'occasion se présentait - se conclurait très probablement avec une chevrotine de Remington dans la bouche et les restes de son intelligence projetés sur les murs. Oui, ce disque ressemble beaucoup à Come To Grief , mais vu depuis les yeux du crackhead fauché et convaincu d'entendre des voix sous le plancher, celles des insectes et de sa défunte souillonne de mère, coincé à perpétuité dans son mobile-home miteux, coincé pour toujours dans les limbes de l'enfer rural... Y'en a vraiment que ça fait rêver ? 

Rotten Sabbat en trois mots : épuisant, ramollissant, démoralisant




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