Slow End
Special Low Frequency Version
MAXIMUM VOLUME YIELDS MAXIMUM RESULTS
De Mysteriis Doom Sathanas

Avis des chroniqueurs

Derelictus
Note

Informations

Première édition
2017 (1 x 7in)
Label
Decibel
Avec
Brooks Wilson: chant
EES: batterie
Steve Jansson: guitares
James Lipczynski: guitares
Matt Know: basse

TT: guitares
Tracklist
1 - De Mysteriis Doom Sathanas
Remarque
Paru initialement en flexi pour le numéro 77 du magazine Decibel.

TT n’est autre que Thomas Tannenberger, membre d’Abigor.
La pochette est celle utilisée sur la page bandcamp du groupe.
 

CRYPT SERMON (États-Unis)

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Epic doom

Chronique par Derelictus, ce mois-ci
(208 lectures)

À l’heure des bilans de fin d’année, bien que celle-ci n’est pas tout à fait close et qu’il y a encore des sorties intéressantes à l’horizon, notamment le jour du solstice d’hiver si l’on veut se concentrer sur l’epic doom metal, il est temps de s’arrêter sur l’un des titres les plus marquants de cette année, et qui n’a malheureusement fait l’objet que d’une diffusion restreinte, - en gros, si vous n’êtes pas abonnés au magazine Decibel et son flexi mensuel, vous avez du passer à côté. Et pourtant, cette réalisation, particulière, a tout de même de nombreux intérêts. Vous l’aurez deviné avec la pochette, la police d’écriture du titre et le jeu de mot qui est bien dans l’esprit: nous avons ici une reprise particulièrement réussie du titre De Mysteriis Dom Sathanas de Mayhem. Toute la réussite de ce titre provient évidemment de cette appropriation de ce classique dans une version epic doom metal suffisamment respectueuse de l’originale pour que l’on puisse la reconnaître, mais en même temps suffisamment personnelle pour que l’on se dise que le quintet américain a vraiment effectué un excellent travail. Et, surtout, l’on y retrouve bien toute sa patte et sa maestria, à tel point que c’eût pu être une de leur propre composition. Cela démontre tout de même que l’on peut aisément passer à des notes jouées normalement en doubles croches en les jouant à la noire sans que les riffs en perdent leur impact et leur puissance, et notamment ce fameux riff d’introduction. Cela donne une coloration très solennelle à l’ensemble, d’autant que ces fameuses mélodies immortelles conservent toute leur aura maléfique, bien qu’ici, il faudrait presque y ajouter des attraits un peu plus charmeurs, mais qui ne trompent pas quant à la matière noire qui exsude de tout ceci. S’il n’y avait pas ce passage mid-tempo au milieu du titre, l’on pourrait presque se rapprocher de la religiosité d’un Griftegård, aidé en cela par des majestueux choeurs et quelques effets sonores qui renforcent cet aspect. C’est d’ailleurs tout autant un régal concernant le chant, vraiment bien fourni, avec quelques passages en chant forcé, mais c’est majoritairement un chant clair particulièrement inspiré et habité que l’on retrouve ici, et c’est assez troublant de voir Brooks Wilson étoffer ainsi son panel vocal. Bref, cette reprise est une très belle réussite, à n’en point douter, et Crypt Sermon confirme bien, sans en faire des caisses comme d’autres formations, que c’est véritablement la formation à suivre en matière d’epic doom metal, qui sait tout autant mêler le respect des traditions à une part d’audace.

De Mysteriis Doom Sathanas en trois mots : Heic, noenum, pax




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