Slow End
Special Low Frequency Version
Va peut-être falloir tirer une latte ou deux...
Vendel

Avis des chroniqueurs

Derelictus
Note

Informations

Première édition
2017 (1 x K7)
Label
Reforestation Records
Avec
Lasha Khabalov: basse
Sergey Skorodumov: batterie
David Kazaryan: guitare
Sergey Kargalsky: guitares
Alexey Goryachev: chant
Tracklist
1 - Slayed Not Enslaved
2 - Defender
 

VENDEL (Russie)

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Heavy metal Epic doom

Chronique par Derelictus, ce mois-ci
(174 lectures)

Qu’il est bon de se dire qu’en l’an de grâce deux mille dix sept, il existe encore des fervents défenseurs des tradition du metal, avec un grand "m" majuscule et qui ne se contentent pas uniquement de suivre les modes, - vous commencez à connaître mes vieilles marottes de trentenaire à ce propos. Surtout, et c’est assez plaisant d’ailleurs, il y a de nombreuses jeunes pousses qui émergent à travers le monde et qui nous ont sorti d’excellentes démos ou réalisations en cette année, et Vendel fait partie de cette catégorie. Ne vous fiez pas au nom, qui fait référence à la période historique précédent celle des Vikings, cette formation nous provient bien de Moscou et reprend, enfin si je puis dire, le flambeau qu’avait laissé il y a bien des lustres les excellents Scald.

Pour ainsi dire, tout est dans la pochette de cette cassette: oui, c’est épique, et du relevé, prêt à démembrer tout ennemi se présentant face à soi. Oui, ça parle forcément d’épées, de guerriers, et de batailles, mais ça, ça fait évidemment partie du charme de ce groupe et de ce genre aussi. Car c’est un fait que l’epic doom metal pratiqué par nos cinq moscovites, s’il ne brille pas par son originalité, demeure pourtant exécuté avec ferveur et classe. Et l’on se délecte aisément de ce quart d’heure de musique tant il est tout autant jouissif que parfaitement composé. Effectivement, il y a tout ce que l’on peut attendre de ce style, dans une livrée qui ne néglige pas du tout ses influences heavy metal. Et si l’on pense forcément à des noms comme Argus ou DoomSword par instant, l’on se surprend à retrouver ces magnifiques twin leads virevoltantes et ces passages bien plus véloces qui nous rapprochent d’Iron Maiden, évidemment. Cela se ressent également et fortement dans le jeu du bassiste, avec une basse galopante et un son presque aussi claquant que celui de Steve Harris, c’est pour dire la performance, car pour une fois, l’on sent tout aussi bien la volonté de bien faire que le respect du à cette légende. Bien sûr, l’on retrouve aussi ces fameux duels de solistes qui rajoutent tant au charme de ces deux titres.

Là dessus il n’y a rien à jeter. Ce d’autant plus que ces titres sont vraiment bien écrits, avec des enchaînements tellement évidents qu’ils en deviennent excellents, et qui pourraient nous rapprocher d’un Atlantean Kodex, le côté cultuel en moins. Pour une fois, il n’y aura pas d’objection, tant tout ceci est bien fait, et qu’en plus, ils ont le chanteur parfait pour ce type de musique, se permettant mêmes quelques cris haut perchés, comme dans tout bon disque de heavy metal qui se respecte. Néanmoins, et en dépit du name dropping présent dans cette chronique, il ne faudrait pas prendre les membres de Vendel pour de simples fans des années quatre vingt, ils ont tout de même des choses à exprimer, même si cela se fait dans une niche musicale parfaitement codifiée. Il y a tout de même cette fougue de la jeunesse et une certaine fraîcheur qui émane de cette réalisation qui aura de quoi séduire toute personne qui se rappellera que le doom metal provient du metal, et qui n’aura pas peur de s’exécuter dans de furieuses séances de headbanging et de air guitar. Vivement la suite!

Vendel en trois mots : honneur, bravoure, respect




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