Slow End
Special Low Frequency Version
Suis la fumée
Molasses Barge

Avis des chroniqueurs

gulo gulo
Note

Informations

Première édition
2017 (1 x Cd)
Label
Blackseed
Avec
Brian "Butch" Balich : voix
Amy Bianco : basse
Dave Fresch : guitare
Justin Gizzi : guitare
Wayne Massey : batterie
Tracklist
1. Emerging Void
2. Bonds, Scars, Maneds
3. Last Taste
4. 1:41 AM
5. Crux Influx
6. Crosshairs
7. The Ash Season
8. Bone Chills
 

MOLASSES BARGE (États-Unis)

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Traditional doom

Chronique par gulo gulo, ce mois-ci
(235 lectures)

Il y a  du Crowbar en Molasses Barge : non pas ce que leur patronyme peut charrier comme images et associations d'idées communes avec ; non pas ce que l'on rattache le plus promptement et spontanément à Crowbar, à savoir le hardcore pour mosher dans son lit d'hôpital en Unité de Chirurgie Viscérale ; et surtout, non pas ce qu'il y a de moins délicat et succulent dans Crowbar ; à savoir : la soul.

Cette soul féroce, furieuse, écorchée, ténébreuse, que les deux groupes ont en partage. Pareilles réflexions, sans doute, viennent en tête probablement en raison du fait que Crowbar, avant même de jouer du doomcore, jouent le doom, et que le doom, c'est une sub-division de la musique soul ; et d'un grain particulier dans la voix du chanteur, rappelant ce que Papa Kirk a de meilleur, et qui se voit ici magnifié par la musique de Molasses Barge, ressemblant en quelque sorte à un Crowbar qui jouerait du hard chaud et réconfortant à l'égal d'un bon feu ce qui tombe bien, car le timbre de Brian Balich est particulièrement braisoyant, ainsi environné des étincelles qui volettent par-dessus les grasseyements des guitares, dont les lourds et fiévreux ondoiements vous saisissent d'une enveloppante torpeur... telle que celle qui s'éprouve devant un feu, à en contempler les flammes, à en avoir les yeux baignés de douces larmes ; vous l'aviez deviné.

A ce stade, vous situez suffisamment l'affaire pour savoir si vous avez besoin d'écouter Molasses Barge, peu importent les références plus judicieuses et pointues que le sérieux musicologique eût voulu sans doute qu'on y accolât ; d'ailleurs n'étant plus en état d'espérer une rédemption j'ajouterai une qui me tient à cœur - et comme le cœur est ce dont il est question... - à savoir Earthride : un Earthride encore plus moelleux, fondant, que nature, et chaud comme la lueur d'un clope qu'on allume dans la touffeur compréhensive une nuit d'été, en allant vers un côté de la forêt, comme pour essayer d'aller retrouver ce fantôme de saveur épique qu'on sent au disque, cette odeur de vagabondage sur des chemins maudits dans un crépuscule hivernal, comme qui dirait d'un So Long Suckers lavé à la fin de son amertume sans fond, d'un Suffer No Guilt encore plus nu d'espoir que l'original, encore plus fataliste sur des routes que même la fantasy a désertées... Mais pas la sourde ferveur doom de Molasses Barge.

Molasses Barge en trois mots : doom, sweet, doom




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