Slow End
Special Low Frequency Version
Vis ma vie sous acides
Ascending Into Shimmering Darkness

Avis des chroniqueurs

Krokodil
Note

Informations

Première édition
2017 (1 x Cd)
Label
Candlelight Records
Avec
John McNulty : chant, basse
Jemma McNulty : guitare
Jay Plested : batterie
Tracklist
1. Ascending into Shimmering Darkness
2. Mortal Wound
3. The Legend of Abhartach
4. Ever Decreasing Circles
5. The Final Winter
 

COLTSBLOOD (Angleterre)

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Funeral doom Sludgecore Freak doom

Chronique par Krokodil, ce mois-ci
(180 lectures)

Par moments, le nouveau Coltsblood est étrangement beau. Peut-être pas autant que les "sommets, vallées et autres voix ancestrales" ayant conduit à sa genèse, mais s'il faut lui laisser une chose, une qualité plausible, au moins difficilement contestable, c'est bien ça : par moments, il est beau. D'autant plus beau que dans ce contexte qui est le sien, précédé d'un Into The Unfathomable Abyss qui était quant à lui étrangement moche (pas que par moments), et assez peu durable en bouche - pour preuve je ne l'ai plus écouté depuis sa chronique, ou peut-être une fois pour vérification - l'on peut légitimement se demander si Coltsblood est toujours Coltsblood, ce groupe réputé pour son doom sinistre as fuck, héritier de l'école Moss, groupe que l'on aurait finalement volontiers associé avec Trees, avant de se rendre compte tout récemment que Trees, en fait, c'est vachement mieux, et que Lenny Smith dans Trees, il fait vachement mal. Coltsblood est-il toujours Coltsblood ? Ce disque est-il vraiment beau ? Est-ce que Madame McNulty n'aurait pas découvert tout récemment Catacombs ? À la première question, la réponse est : sans le moindre doute, oui, on y trouve toujours des passages black, sludge, blackened sludge, sludgened black, bref, on y trouve toujours ce qui fait de Coltsblood ce groupe moche que l'on a connu et (peut-être) apprécié (vérifiez avec Mortal Wound, en cas de doutes, on fera difficilement plus conforme à la marque de fabrique de la maison, blastbeat, ralentissement, toukatouka, reralentissement...). La troisième question, en vrai, on s'en fiche pas mal, surtout que c'est sûrement pas le cas... mais la seconde ? Il y a bien une forme de beauté qui émane de toute cette désolation/solitude/résignation typiquement funerâleuse, et sur The Final Winter on lâcherait presque sa petite larme (nan, je rigole), mais disons que d'un point de vue strictement dramaturgique, Ascending Into Shimmering Darkness est relativement juste, ni trop misérable, ni pas assez, et serait presque touchant si l'on décidait de jouer pleinement le jeu, comme l'on accepte de le faire parfois avec d'autres qui ne lésinent pas pour autant sur le ridiculisme... mais avec ce genre de groupe (Usnea, Fórn, Funerary, et consorts...) il y a toujours un truc qui coince... Et ce truc est d'autant plus con et crucial que c'est ce qui fait qu'on achète un disque, et pas juste un single dans un disque : la cohésion de l'ensemble, l'esprit d'équipe, le nombre qui fait la force, l'unité, bref : tout ce qu'on ne trouve pas ici quoi.

Vous l'aurez peut-être compris, j'aimerais bien un jour entendre un disque de Coltsblood avec 5 fois (ou plus) le même morceau.

 

Ascending Into Shimmering Darkness en trois mots : nuancé, ambitieux, mais...




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