Slow End
Special Low Frequency Version
Oh ouais, chérie
Consummate Darkness

Avis des chroniqueurs

gulo gulo
Note

Krokodil
Note

Informations

Première édition
2017 (1 x Cd)
Label
Cursed Monk
Avec
Adam Diavol : guitare, voix
Ragas Iscariot : basse
San "Balor" Sullivan : guitare
Micheál Dúlachán : batterie
Tracklist
1. Witch's Curse
2. Vampyr
3. Sky Daddy
4. The Mass
 

WEED PRIEST (Irlande)

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Traditional doom Stoner

Chronique par gulo gulo, ce mois-ci
(185 lectures)

Est-ce que Consummate Darkness tient toutes les promesses que profère clairement sa pochette (de fumées de goudron inhalées comme on s'adonne à l'adoration au fond d'un terrier insalubre, bien entendu), seule raison plausible (mais persuasive) de se pencher sur un disque commis par un deux-mille-trois-cent-douzième groupe en Weed- ? Oui et non.

Weed Priest vient des îles britanniques, et on a envie de dire que cela s'entend - et comment, plus précisément : avec une acidité terrugineuse qui réveillera les ulcéreux souvenirs de Ramesses et Grimpen Mire. La mouture de rural doom propre à Weed Priest est, certes, davantage portée aux tournures stoner que les deux autres, autant que le laisse à deviner une partie de leur nom... Autant, peut-être, que se laisse à lire à qui sait voir une parenté de sa pochette avec un autre disque de stoner gavé au plomb, qui s'est gagné une certaine renommée et s'intitule Dopethrone.

Est-ce que le son de Weed Priest fait autant tousser et dégueuler ses poumons, que celui dudit ? Le prétend-il seulement ? Tant qu'à porter la discussion sur le terrain du Wizard, Consummate Darkness emprunte autant à l'hostile et vandale Dopethrone, qu'aux albums plus psyché, et incandescents de leurs solos ; mais Weed Priest ne se situe pas - disons : toutes proportions gardées, bien moins que bien d'autres - sur le territoire d'El Wiz : ne fût-ce qu'en vertu d'une voix autrement plus rugueuse, cancéreuse, et apte à remplacer le soc de charrue esquinté, que celle de l'autre venimeuse petite frappe. Là-dessus, c'est ce que la pochette dégage de rupestre, que le disque vient incarner pour notre plus grand bonheur.

Alors, sans discussion possible, Consummate Darkness eût pu se montrer bien plus sale, salissant, tapisser le monde et l'existence de bitume rôti avec une plus uniforme et opaque détestation de tout et tous - mais en même, n'a-t-on pas déjà tout ce qu'il nous faut comme artisans très qualifiés en cas de ce besoin-là, avec Dopethrone, Misanthropic Alchemy, et Take the Curse - et, lorsque vraiment on veut faire les choses en sublime, Possessed by the Rise of Magik ? En faut-il vraiment d'autres, en nombre à en épuiser le filon et casser la baraque à tout le monde ? Est-on donc entre amateurs de black orthodocte ? Dieu nous en préserve ; Weed Priest n'est que Weed Priest, et s'il n'élève pas la simplicité jusqu'au stade de sainteté, ainsi que le fait un autre groupe en Weed- que l'on aura reconnu, du moins la pratique-t-il avec un naturel qui force au moins autant l'adhésion que son presque débonnaire groove dépressif ; même le passage, apparemment obligé, par le moment de solennité qui est fourni par un morceau de clôture baptisé "The Mass" - là encore, notez la candeur et l'économie de chichis - se fait dans la simplicité, ce qu'on faillirait avoir l'étourderie de qualifier en exploit, tant on a oublié, à force de grandiloquents et d'auto-congratulateurs en occultisme, qu'une messe est une chose simple célébrée pour les simples. Et tant qu'à évoquer les choses simples plutôt que simplistes, plutôt qu'à Electric Wizard, Weed Priest s'apparente à un cousin, rural et européen, donc, d'Unearthly Trance et Mala Suerte. A bon entendeur salut.

Consummate Darkness en trois mots : fort, en, cacao




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