Slow End
Special Low Frequency Version
Fais ce que tu veux (lentement) sera le tout de la Loi
Looking Wet in Public

Avis des chroniqueurs

gulo gulo
Note

Krokodil
Note

Informations

Première édition
2016 (1 x 12in)
Label
Truthseeker Music
Avec
James Bryant : basse
John Atkins : basse
Ben Dawson : batterie
Nikolai von Stieglitz : voix
Mark Dicker : voix, électronique
Tracklist
A1 Half Lizard / Half Lizard
A2 Miserable Heroin Addict vs. Jehovahs Witness Guy
A3 Lambs To The Laughter
B1 The Shower
B2 Terrifying Japanese Coldplay Documentary
B3 1893
 

PALE HORSE (Angleterre)

Voir tous les articles pour PALE HORSE


Sludgecore Post hardcore Noise rock

Chronique par gulo gulo, ce mois-ci
(247 lectures)

Pourquoi si longtemps, pour lire ici chronique du testamentaire album de Palehorse, alors qu'au moins une personne de notre diligente équipe professe à qui veut l'entendre le plus profond (et désormais éternel, on les voit mal du genre reformation) respect pour le groupe ? Eh bien, ma foi : que voulez-vous encore dire - si ce n'est qu'évidemment Looking Wet in Public est un album de Palehorse, ce qui veut dire très bon et très touchant ? Aligner une nouvelle fois les sempiternelles mêmes références, ourlées du sempiternel même point d'interrogation ?

Tenez, on va en tenter de nouvelles, pour la tonalité particulière à ce disque qui clôturera leur carrière : Opium Warlords, et Hems. Vous voyez ? Déjà Opium Warlords peu s'en soucient aujourd'hui, et demain tout le monde aura oublié, à part Metal Archives ; quant à Hems, qui, aujourd'hui, voit de quelle merveille il retourne ? On parle pourtant bien des seuls lointains cousins de ce Palehorse (peut-être Distorted Pony, avec ?), de sa gazeuse et acide anxiété, de ses cris dont l'âpreté se rit des catégories - black metal ? screamo ? noise rock ? -, qui fendent et déchirent leur place à travers les guitares en nuages de limaille de fer, cependant que la batterie pour sa part s'y meut avec une élégance surnaturellement féline qu'on irait pas imaginer en pareil contexte... Tout est cohérent pourtant, et tient ensemble bien serré, comme sous l'effet d'un champ magnétique particulièrement tendu, dessous sa labilité de forme ; ambigüe et fascinante comme la chaleur sablonneuse de cette pochette autrement guillerette comme du Jesu.

Enfin : il est toujours aussi acrobatiquement vain de s'essayer à décrire cette musique toujours aussi insaisissable et unique : même ses jours, tels que celui-ci, d'humeur rase-mottes, Palehorse vole encore largement au-dessus de nos pauvres têtes de glaiseux - et y prodigue toujours sa nonchalante leçon de sludge candide ; sérieusement : réussir à fourrer l'acrimonie de Big Black, l'altitude de Fugazi ou Don Caballero et la grâce interlope de Jesus Lizard, dans la cuve d'azote d'un certain Selfless, et que le tout conserve intacte sa redoutable souplesse frôlant le dub ? Rester cool en toutes circonstances, même au fond de la névrose et la parano qui ne parlent qu'avec la gravité des basses, oui.

En fait Palehorse, c'est vraiment tout à fait comme des nuages : y a deux couleurs de base et autant de textures différentes à l’œil, pourtant tu peux passer des heures confondu d'émerveillement enfantin devant les mondes entiers de poésie où tu peux te perdre à les contempler. Tu m'étonnes, qu'on était à sec de motivation lorsqu'il est paru, pour écrire dessus voire simplement l'écouter : entre la certitude qu'il serait comme d'habitude mieux qu'excellent, celle que comme d'habitude on ne saurait pas lui rendre justice, et celle qu'il sonnerait l'heure des adieux - toutes trois douloureuses et irrévocables... Tu m'étonnes, qu'on coupe difficilement au sentiment qu'il est leur meilleur disque - ce qui est le cas.

Looking Wet in Public en trois mots : lunaire, décapant, poignant




Facebook 

Commentaires des lecteurs pour ce disque

Il y a 2 commentaires pour ce disque