Slow End
Special Low Frequency Version
La pillule rouge ? Seulement ?
Fvzz Dei

Avis des chroniqueurs

gulo gulo
Note

Krokodil
Note

Informations

Première édition
2017 (1 x Cd)
Label
Heavy Psych Sounds
Avec
Pootchie : guitares, voix
Datio Palatio : basse
DonCalisto : batterie
Tracklist
1. Intro
2. Stamps Are For...Smile
3. Mastvrbation
4. Lost In Time
5. Hashish
6. White Fish
7. LPG
8. Shamother
 

FVZZ POPVLI (Italie)

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Stoner Gothique Garage

Chronique par gulo gulo, le 20 octobre 2017
(219 lectures)

De l'extérieur, on se dit qu'un disque initulé Fvzz Dei, par un groupe nommé Fvzz Popvli, ç'a tout du groupe de petits malins. De l'intérieur, en grattant un peu (vous connaissez, ce truc qu'on appelle la polysémie ?), on se dit que "petits malins" est une qualification qui leur va très bien, à eux de la même façon qu'elle va à deux autres groupes uniquement : Satan's Satyrs et Rudimentary Peni. Ca yest, vous percutez quel sens il convient de donner à "petit" et "malin".

Fvzz Dei est bien, pour autant, ce qu'il paraît de prime abord, i.e. est un album qui ne prétend révolutionner rien, et s'avère fort commode pour qui comme moi, n'ayant jamais étudié ni la guitare ni le journalisme, ne sait jamais se rappeler à quoi ressemble le "fuzz" ; ça n'est chez lui nullement contradictoire avec le fait d'être un groupe unique, même au regard des deux petits monstres sus-cités, avec son ambiance de bouffonnerie infernale, qui ressuscite des songes ébauchés devant le disque des autres Italiens d'Il Malpertugio, son aura bacchique entre grotesque primesautier, franc sinistre et bagatelle portée sur la farce, ou l'inverse - en  somme, toutes choses qui, davantage qu'au fuzz et à Kyuss malgré une basse similairement patibulaire, renvoient à tous les marqueurs relatifs à l'Antiquité, qui peu à peu se voient plus nombreux, autour du disque : cette illustration de pochette que l'on ne comprenait pas au début, ces v que l'on a bêtement crus metal, cette référence à une citation des pages roses du dictionnaire, tout ce qui oriente enfin vers l'hypothèse d'un stoner pétronien...

Et le surnaturel qui baigne, ainsi qu'une nuit à lucioles, une piste d'ouverture aussi étrange et peu orthodoxe (c'est bien simple, chaque fois qu'on lance le disque, quelques minutes après on ne sait plus ce qu'on a lancé, tant ce n'est pas là l'entame d'un album stoner) que celle de clôture peut être, de tout aussi calme façon, la chose la plus classique, rassurante, apaisante, stoner de cette chose d'album. Ou disons plus prudemment, la plus cool ; et là encore, polysémie oblige : cool comme enfin trouver, pareil à un rivage qu'on trouve après un naufrage, le bar de l'autre côté de toute cette ricanante, gloussante, bourdonnante bacchanale ; ou cool comme le parfait miroir, un peu plus profond dans le noir de la nuit, de l'envoûtante promenade du début. A moins que ce ne soit un très vieil inédit de The Cure chiné par Lynch pour une scène de Lost Highway.

Tout fait bien mieux sens, vous verrez, pourvu qu'on admette que Fvzz Dei est un disque de batcave.

Fvzz Dei en trois mots : inquiétant, nocturne, frais




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