Slow End
Special Low Frequency Version
Turn loose the freaks
9-13

Avis des chroniqueurs

Krokodil
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gulo gulo
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EyeLovya
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Informations

Première édition
2017 (1 x Cd)
Label
Relapse Records
Avec
Jim Rushby : guitare, chant
Steve Watson : guitare, basse
Brigga : batterie
Tracklist
1. Crown of Electrodes
2. OmegaMangler
3. 9-13
4. Toadcrucifier - R.I.P.PER
5. Destroyer
6. Mortarhex
7. The Rope
8. Doomsday Impulse Multiplier
9. Moreland St. Hammervortex
Remarque
9-13 ? Nan, c'est pas 2 jours après le 11 septembre. C'est juste que le I de Iron est 9ème dans l'alphabet et que le M de Monkey est 13ème. C'est aussi compliqué que ça.
Bah quoi, vous avez jamais eu le même genre d'idée quand vous avez monté votre premier gang à l'école primaire ?
 

IRON MONKEY (Angleterre)

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Sludgecore Hardcore

Chronique par Krokodil, le 20 octobre 2017
(334 lectures)

Iron Monkey, comme vous l'avez jadis connu, et tant aimé, faut vous faire une raison, il n'existe plus. Du moins plus dans la forme mythique et légendaire de la chose. Si vous n'avez toujours pas fait votre deuil, je vous suggère de trouver un bon psy, en espérant que vous ne tombiez pas sur le même que Rushby, lequel cas vous êtes dans la merde. Sinon, voyez plutôt les choses du bon côté : Rushby (guitares sur Our Problem) et Watson (illustre poivrot et guitares sur Iron Monkey), ça fait toujours 50% du Singe originel, et donc ça fait toujours 50% de chance d'écoper du coït anal non-consentant de l'année, et de se voir vomir à la gueule un beau concentré d'ultraviolence ultrasick ; honorant ainsi les conditions du vieux contrat tacite liant Iron Monkey à son public... Au détriment du feeling quasi-swamp d'antan ? De ces riffs boueux et bouseux et blueseux, comme à la belle époque, qui faisaient un peu d'eux les EHG de Nottingham, voire les EHG d'Angleterre, voire les EHG d'Europe ? Un mal pour un bien, comme on dit à la maison : ce qu'ils ont perdu de presque "fin" (mon dieu, je saigne du nez rien qu'à écrire ça), ils l'ont récupéré en brutalité pure. Ils sonnent moins blues ? Bah c'est pas grave, ils sonnent plus hardcore ; comme leurs ancêtres chéris : Buzzov', notamment, et un paquet de la vieille école, parmi lesquels D.R.I. , Cro-Mags, et autres S.O.D.(omisator). De la finesse, rien que de la finesse, hein ? 

Bien sûr qu'il va faire débat ce 9-13, comme toute chose subversivo-débile, comme Marsault, comme le JoeyStarr des grands jours, comme qui vous voulez... Faut dire que le disque était déjà ultra-folklo avant même de sortir et d'exister publiquement : campagne visuelle digne d'un film de Guy Ritchie, titres qui rivalisent de bêtise et de méchanceté crasse, messages d'encouragements de supporters avinés (imaginez seulement le bordel si Arsenal retrouve le chemin de la LDC) : oui, 9-13 était déjà destiné à écraser tout sur son passage, les babtous fragiles et le sleudje-gayme (rigolez pas, il paraîtrait que ça existe, en vrai). Mission accomplie ? On le saura bien assez vite et passera à autre chose aussitôt... Heureusement que pour ma petite part, je m'en branle copieusement, et que si "avoir rendez-vous avec l'histoire" est l'expression la plus employée sur beIN sports, je préfère me contenter de simples retrouvailles avec un bon vieux copain. 

9-13 a cependant écrasé quelque chose : mon endurance et mon aptitude à tolérer l'intolérable. Derrière le bruit et l'agitation ? du gros hardcore de bourrin des Midlands, du crossover de hools, du sludgecore presque -(16)-ien au groove aussi indécent que danceflooresque, un pousse-au-crime convertissant chaque promenade au centre-ville en potentiel circle-pit. Et un Rushby, mes amis... dans une forme O-LYM-PIQUE. Des beeeuaaargggheeeuaaahh, des aaahheuueaaahahaha, des eeeeuhhhhaaa et des aaaahhheuuuu : depuis Matt Rositano d'Accept Death, on avait pas entendu pareille logorrhée d'hystérie mongoloïde. En l'occurrence la chose - si elle ne vous file pas de l'urticaire ou des réactions allergiques très virulentes - va vous plonger dans un bain d'euphorie dont vous ne vous lasserez pas de sitôt.

Finalement ... (ouf) ... on a presque envie de dire que 9-13 est au vieux Monkey ce qu'Outlaw Order est à EHG : l'alter-ego qui pousse le bouchon toujours trop loin, le gros sac qui n'en finit jamais d'être un gros sac, parce que c'est dans sa nature, et que sa nature on ne la refoule pas ; pourtant très vite, (et après lecture de quelques interviews des Monkey), l'on se rend compte que 9-13 est probablement la meilleure (la seule?) suite possible et plausible à Our Problem et We've Learned Nothing... Une compilation de riffs-coups-de-poing, un concentré de haine, de misanthropie, de violence et de tout ce qu'on nous a promis depuis l'annonce de la reformation, conformément au fameux contrat évoqué plus haut : un grand moment de bestialité primitive et jubilatoire, une décharge d'adrénaline dans le cerveau, un catalyseur d'anxiété (nan, mais vraiment, écoutez ce disque au milieu de la foule, dans les transports en commun, vous allez aussi finir par envisager le port de la cagoule et détester chaque être vivant qui croisera votre chemin...). Bref : un disque crée pour affronter le dehors et galvaniser le méchant qui sommeille en vous.

Je crois sincèrement que Johnny Morrow aurait approuvé.

9-13 en trois mots : poutre, de, C




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