Slow End
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Rust

Avis des chroniqueurs

Derelictus
Note

gulo gulo
Note

Informations

Première édition
2017 (1 x Cd)
Label
RidingEasy Records
Avec
Mika Häkki: basse
Esben Willems: batterie
Thomas Jäger: guitares, chant
Tracklist
1 - Where Death Meets the Sea
2 - Dear Lucifer
3 - Rust
4 - Wormland
5 - Forgotten Lands
6 - At Niceae
 

MONOLORD (Suède)

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Traditional doom Stoner

Chronique par Derelictus, le 14 octobre 2017
(346 lectures)

Le doom wizardien a désormais le vent en poupe, enfin depuis quelques années, et l’on ne cesse de découvrir au grès des annonces officielles, des résumés de chroniques ou bien d’exclusivités multiples sur des sites outre atlantique, quelle sera la nouvelle sensation en matière de stoner/doom metal à forts relents, pour ne pas dire avec pour seule influence, d’Electric Wizard. L’on ne va pas se mentir, c’est toujours ainsi qu’ont été considéré les suédois de Monolord, qui avaient tout de même laissé entrevoir quelques espoirs avec leurs deux précédentes réalisations. Enfin, c’est surtout les aspects cosmétiques de la chose, tellement suffisants de nos jours pour se faire remarquer, aidés en cela par quelques bonnes compositions, qui avaient permis à cette formation de se hisser au dessus de la nasse et d’en faire la coqueluche de toute une nouvelle génération. Inutile de dire que le retour de cet éminent membre de l’amicale de la fuzz était attendu, avec tout le teasing adéquat que l’on peut attendre du fameux tournant du troisième album.

Ce qui frappe d’emblée, et surtout si vous avez écouté cet album sans avoir respecté un cordon sanitaire entre celui-ci et un certain Love from With the Dead, c’est que le son même de cet album, pourtant l’argument de vente principal de cette formation, est bien aigrelet et même rachitique, notamment pour ce qui concerne ce son de guitare, tout enroulé d’une fuzz rondelette mais qui ne dégouline plus. D’ailleurs, chez certains personnes, l’on appelle ça le syndrome Black Mass. Du coup, l’on ne peut pas dire que les riffs du sieur Jäger soient réellement inspirés et surtout affolants par leur originalité, même si ce n’est pas forcément ce que l’on recherche chez cette formation, mais si, en prime, on leur retire ce qui pouvait les rendre impressionnants, l’on tombe bien bas. Mais pour le coup, l’on était en droit d’attendre bien mieux de la part des suédois, car cela fait grise mine par rapport à tant d’autres, et une certaine mansuétude m’empêche d’en faire une longue énumération. Pour ainsi dire, c’est même bien trop sage, et l’on ne retrouve pas la « folie » des débuts, là, l’on a juste l’impression d’un côté négligé chic, histoire de ne pas trop faire éclabousser ton macchiatto sans lactose et sans gluten dans ta barde de hipster en train de lire new noise.

Même le final de Forgotten Lands, où l’on aurait espéré autre chose, fait peine à voir, alors qu’il y avait sans doute de quoi faire tellement mieux. Enfin, il y a un voile un peu plus nostalgique et posé sur ce Rust qu’auparavant, mais ça reste trop gentillet, et bien trop propre sur soi pour vraiment impressionner son monde. Et puis, ce qui jure vraiment ici c’est ce non chant: Thomas Jäger est sans aucun doute l’un des plus mauvais chanteur dans ce registre. Son ton monocorde donne l’impression qu’il a mis les mêmes lignes de chant sur tous les titres de cet album, le tout enduit d’effets à foison, histoire de bien montrer qu’il a autant écouté en boucle Planet Caravan de Back Sabbath, que les vieux albums de qui vous savez. Déjà qu’il n’y a pas trop de variété d’un strict point de vu musical, l’on pouvait au moins espérer de lui des progrès en la matière, ainsi que plus d’envie et d’investissement dans ce domaine. C’est même à un tel point que le titre qui resort nettement du lot sur cet album n’est autre que l’instrumental Wormland, avec ses petits relents à la Warning, et ses lignes de violons, un peu comme sur Night of the Shape de qui vous savez. Mais ça en devient rageant cette insuffisance lorsque l’on entame un titre comme At Niceae, l’autre composition prometteuse de cet album, mais qui aurait du être tellement mieux avec plus de conviction et de variété dans le chant.

En fait, le gros défaut de cet album, c’est que l’on a l’impression qu’il a été bâclé, avec un groupe complètement en roue libre, qui s’est uniquement contenté de respecter, voire même de remplir sans passion, un cahier des charges sans plus d’envie, sans volonté de se mettre en danger. Il y a forcément bien plus mauvais que cette réalisation, mais cela fait pâle figure à côté de Vaenir, et ça ne donne aucunement envie de le ressortir de ses étagères quand ces dernières sont déjà garnies depuis leurs sorties de Come My Fanatics, Supercoven, Dopethrone, Let Us Prey, Possessed by the Rise of Magik et Reliquary for a Dreamed World. Sans doute que la marche était trop haute, mais force est de constater que cette formation est bien loin d’être la relève attendue de qui vous savez, et encore moins l’avenir d’un genre qui se passera bien de tous ces apprentis sorciers électriques.

Rust en trois mots : rachitique, insignifiant, fastidieux




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