Slow End
Special Low Frequency Version
Aig... quoi ?
... To the Center

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Derelictus
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Rocky Turquoise
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EyeLovya
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Informations

Première édition
1999 (1 x Cd)
Label
Sub Pop Records
Avec
Eddie Glass: chant, guitares, percussion
Mark Abshire: basse
Ruben Romana: batterie, percussion, sitar, chant
Tracklist
1 - To the Center
2 - Come Down
3 - Watcha Lookin’ For
4 - Clearlight
5 - Freedom
6 - Antigone
7 - I Need Somebody
8 - So Low
9 - Synthetic Dream
10 - Fields of Psilocybin
11 - Between Time
12 - You Mean Nothing
Remarque
Le titre I Need Somebody est un reprise de Iggy Pop & The Stooges avec Mark Arm de Mudhoney au chant.
 

NEBULA (États-Unis)

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Stoner

Chronique par Derelictus, ce mois-ci
(210 lectures)

Chaussez vos bottes de cosmonautes aimantées, empoignez votre planche de surf sub-atomique, secouez vos tignasses de beach boys blondies au sel de mer et au soleil, allumez un petit joint. Vous voilà prêt pour partir à la conquête des étoiles que vous font miroiter le trio Nebula.

Le véritable premier album de Nebula méritait bien de reprendre cette auguste sentence de notre illustre tenancier de ces pages. Ça n’aurait pas du tout été la même chose que de ne pas reprendre cette tradition. Que pouvait donc donner le trio emmené par deux anciens membres de Fu Manchu sur cette oeuvre dédiée aux plaisirs simple de la vie, car à l’époque de sa sortie, c’est un peu comme cela que l’on réduisait, malheureusement, cette formation? Il n’y a évidemment rien de vraiment surprenant pour qui connait déjà cette formation, l’on retrouvera ici ce fameux stoner, à haute teneur en fuzz et largement moins axé sur l’hommage permanent à Black Sabbath que d’autres contemporains de la fin des années quatre vingt dix, où l’originalité - encore que ce n’est sans doute pas le terme le plus adéquat pour évoquer ce style - était encore de mise, et où, surtout, le feeling des musiciens en osmose et complètement inspiré s’exprime remarquablement.

C’est bien simple, l’on ne s’ennuie aucunement sur ces trois gros quart d’heure qui font la part belle à des titres tantôt véloces, tantôt plus lysergiques, tantôt plus aériens, mais avec pour point commun entre tous, cette constante pour ce groove unique qui est vraiment l’un des atouts premiers de Nebula. Et si l’on devait faire un rapprochement avec Fu Manchu, ce serait de dire qu’ici c’est bien plus varié et que l’on n’a pas cette grosse impression de redondance. Tout transpire de toute manière cette joie de vivre et cette volonté de lâcher prise, de se faire plaisir et de laisser entrevoir toute la passion des musiciens pour la musique, par forcément californienne, de la fin des années soixante et de celle des années soixante dix. C’est là enfoncer une porte ouverte, mais l’on retrouve à la fois cette obédience limite space rock, comme sur le titre éponyme et sur So Low, des passages plus folk avec ouverture sur le monde, nous rappelant un peu le Led Zeppelin III, notamment sur Fields of Psilocybin, mais aussi la scène de Detroit, dont cette reprises Iggy Pop & The Stooges, avec un invité de marque, Mark Arm, qui confirme bien qu’il est le vrai fils spirituel de l’Iguane. Évidemment, ce qui fait le lien entre tout ceci, c’est cette triple couche de fuzz, et la production de monsieur Jack Endino rend vraiment justice à tout ceci, à tel point qu’elle sonne toujours aussi pertinente aujourd’hui.

Mais l’on retiendra de cet album qu’il est tout aussi jubilatoire qu’il surprend par sa versatilité, car ça peut tout autant pétarader avec des hymnes parfaits pour partir à la plage en décapotable les cheveux aux vents, que d’autres qui laissent l’esprit naviguer dans de lointaines contrées, à l’autre bout de la galaxie. To the Center est évidemment une collection d’hymnes rendant hommage au mode de vie californien, dans différents aspects de cet État, mais l’on s’éprend aussi assez fortement de ces sentiments de liberté et d’insouciance que procure ce genre musical, et au-delà même, le rock dans son essence même. C’est également cela, et évidemment toutes les qualités énumérées, qui rendent cet album tout aussi jouissif que génial, et laisse entrevoir mille feux et mille étoiles dans les yeux à chaque rotation.

... To the Center en trois mots : solaire, réjouissant, dégagé




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