Slow End
Special Low Frequency Version
La pillule rouge ? Seulement ?
Children of God

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EyeLovya
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Krokodil
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gulo gulo
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Derelictus
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Informations

Première édition
1987 (1 x Cd)
Label
Caroline records
Avec
Michael Gira : chant, claviers, guitare
Jarboe : chant, voix, piano, clavier
N. Westberg : guitares
Algis Kizys : basse
Theodore Parsons : batterie, percussion
Simon Fraser : flute sur In My Garden
Audrey Riley : violoncelle sur Like a Drug
Lindsay Cooper : hautbois sur Blackmail et Trust Me
Wilton Barnhardt : piano sur Blackmail
Tracklist
1. New mind
2. In my garden
3. Our love
4. Sex, God, sex
5. Blood qnd honey
6. Like a drug
7. You're not real, Girl
8. Beautiful child
9. Blackmail
10. Trust me
11. Real love
12. Blind love
13. Children of God
 

SWANS (États-Unis)

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Industriel Folk Rituel

Chronique par EyeLovya, ce mois-ci
(250 lectures)

Est-il seulement possible d'envisager Gira sur ce disque d'une autre manière que dans une impériale contre-plongée ? Les yeux fixés dans le loin sur des visions qui lui sont réservées, édictant les règles qui le traversent sans baisser le regard une seconde vers son assemblée de fidèles, vers l'humanité entière en fait tant le timbre est obligeant, résonnant de la puissance de tous les enfers et paradis, d'un charisme qui ne laisse pas de place au choix, pas même l'occasion aux petits malins de lui lécher les bottes : quand Michael prêche, il convertit, point.

Pour cause, il figure l'omniscience de l'entre-deux mondes. Vrai dans le doute et la repentance et même beaucoup trop vrai dans l'ascétisme cru côté humain, Beautiful child pour exemple, musique d'auto-flagellation aux cuivres antiques, impossible de s'en détourner même quand on passe les cinq minutes à grimacer ; et suffisamment maître du royaume spirituel pour infuser l'espoir dans nos esprits avec les images d'Eden dessinées par Jarboe dans les ballades au piano, échos de cathédrale des Cocteau twins, que l'on ne savoure qu'amèrement ; l'amour bien sûr, dans un langage southern gothic sublîme et avec un stoïcisme et un sérieux qui font passer Nick Cave pour le fiston punk qui va se prendre une belle rouste en rentrant à la maison ; et inspirer une crainte primaire en se grandissant en être alpha : Sex, God, Sex, la parole inéluctable, de plus en plus obsédante à mesure que les fantomatiques langueurs de Jarboe en fond s'intensifient et mettent tout un chacun à genoux pour pleurer et confesser.

Children of God comme le passage des Swans de la musique de corps à la musique d'esprit, développée dans les albums suivant celui-ci. Juste le passage. Gira porte maintenant chapeau et bretelles, en bonne figure de patriarche mormon grattant sa guitare sèche avec du sang plein les mains, le visage maintenant fermé à toute expression, mais l'arsenal tribal reste à portée de main. Le message totalitaire se doit d'être martelé, l’ambiguïté et le doute masqués dans la répétition et la monotonie du timbre. Répugnance du sexe et pulsions dévorantes, dévotion robotique et dégoût de la religion, quand la bouteille de whiskey vide roule sur le patio et que ça hausse le ton, il vaut mieux ne pas rester dans les parages. Ça n'est pas encore très clair là haut mais le corps, lui, ressent bel et bien tout ce qui se passe et en redemande, comme toujours dès que l'on re-sombre dans le groupe.  

Children of God en trois mots : Je, signe, où ?




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