Slow End
Special Low Frequency Version
Fais ce que tu veux (lentement) sera le tout de la Loi
Orange

Avis des chroniqueurs

Derelictus
Note

Rocky Turquoise
Note

Informations

Première édition
1997 (1 x Cd)
Label
Big Bloke
Avec
Olly Smit: guitares
Pim Van Zanen: guitares
Cyril Crutz: chant, batterie, percussion
Jason Köhnen: basse
Tracklist
1 - Wallaroo
2 - Too Much Too Soon
3 - Black Queen is Dynamite
4 - The Orleans Capsule
5 - Carmencita
6 - Salamandra
7 - One-Eye Generator
8 - Warp Speed to Vulcan
9 - Diabolo Cruiser XL5
10 - 1000 Things
11 - Daisy’s Lunch
12 - Dive
13 - Risin’ Out of the Loop
14 - Diesel Reptile
 

CELESTIAL SEASON (Pays-Bas)

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Stoner

Chronique par Derelictus, le 24 septembre 2017
(224 lectures)

Maintenant que ce groupe est tombé dans un total oubli, en n’ayant pas forcément laissé de très bons souvenirs derrière lui, on peut peut être en parler de manière détachée et dépassionnée. Celestial Season a bel et bien continué d’exister après la sortie de ses deux premiers albums, et a continué son petit bonhomme de chemin après son virage stoner au mitan des années quatre vingt dix, en gardant bien évidemment cette image de loser et de seconds couteaux dont ils eurent du mal à se débarrasser. En même temps, ce n’est pas faute de vouloir essayer de les dédouaner de cette image, mais rien n’y fait, cela leur collera définitivement à la peau. Et se replonger dans ce Orange - vous savez, comme cette marque d’amplis vintage, mais bien avant qu’elle ne redevienne à la mode -, plus de vingt ans après sa sortie a de quoi laisser un peu perplexe et nous laisse aussi face à des sentiments assez mitigés à son encontre.

Perplexe dans le sens où l’on sent bien que les bataves ont bien écouté aussi bien Kyuss que Acrimony, - mais si, vous savez, le groupe dont tout le monde a oublié jusqu’à l’existence. C’est assez flagrant et en même temps, il y a aussi un côté assez sage chez les néerlandais, dont on sent bien que les prises de risques sont minimes, et qu’en même temps, l’on ne s’est pas encore affranchi du côté pataud d’antan. Effectivement tout n’est pas encore dégrossi, comme ce sera le cas sur Chrome et sur Lunchbox Dialogues, mais l’on sent tout de même quelques bonnes idées. Et le quartet nous apparaît ici comme une formation qui n’a eu de cesse de jammer et de s’approprier ses nouvelles armes et faire un peu avec les moyens du bord. C’est peut être là que le bat blesse, car tout n’est pas de qualité équivalente sur cet album, où l’on peut passer par de bons moments, à d’autres assez inutiles, pour ne pas dire futiles. Mais pourtant, l’on peut se prendre rapidement au jeu, ce, d’autant plus qu’à l’époque, des groupes évoluant dans ce style, il n’y en avait pas tant que ça, et l’on n’en était pas encore à friser l’overdose. Mais rien qu’un titre comme Wallaroo et son côté cavalcade de l’espace avait de quoi séduire, de même que le morceau fête à neuneu qu’est Daisy’s Lunch, si l’on devait garder quelques moments de bravoure.

Mais pour être tout à fait honnête, cela tombe souvent à plat lorsque le groupe essaie de faire dans l’original, et c’est là où il commet souvent des fautes de goût assez improbables, avec parfois un côté casse-gueule, c’est même souvent le cas dans ces espèces de roucoulades pour surfer en bords de plages le soir devant un feu. Vu sous cet angle, l’on pourrait se dire qu’il n’y a pas grand chose à en tirer et pourtant, cet album, malgré sont côté pataud a pourtant certains charmes, que ce soit dans ce côté élève bien appliqué, ou bien dans ces accointances avec le grunge, le chant de Cyril Crutz n’étant pas étranger à cette impression, et dans ces titres qui demeurent accrocheurs plus de vingt ans après leur parution. Mine de rien, il n’y a pas grand chose ici qui ait l’air d’être vraiment calculé, y avons-nous plutôt la volonté de tenter de faire quelque chose d’original, même si l’on a vu plus haut que l’on sentait bien les influences. Pourtant, un titre comme Risin’ Out of the Loop, a de quoi faire chavirer les âmes sensibles à ce groove et à ce son tellement daté qu’il en devient des plus attachants. Bref, il n’y a rien de vraiment inoubliable sur cet album, et si l’on devait le considérer par rapport à ce qui va suivre, l’on peut même le considérer comme un simple brouillon.

Orange en trois mots : pataud, daté, studieux




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