Slow End
Special Low Frequency Version
Bientôt, dans une cigarette prêt de chez toi
Shadowmaster

Avis des chroniqueurs

Krokodil
Note

Informations

Première édition
2017 (1 x Digital)
Label
Spinnup
Avec
Jumbo : batterie
Cedermark : basse, chant
Micke : guitare
Tracklist
1. Lost Reality
2. Seven Witches
3. Blind Shades in a Breeze
4. Shadowmaster
5. The Lizard King
6. We Won't Be Alive
7. When Shadow Binds Your Soul
8. Under His Black Skies
 

SHADOWMASTER (Suède)

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Stoner Sludgecore Psyché

Chronique par Krokodil, le 07 septembre 2017
(190 lectures)

Vous vous souvenez de ce groupe new-yorkais, avec un manchot - ou un unijambiste, je ne me souviens plus trop - une ex-coyote-girl et un miraculé de guerre de rue, enfin un truc du style ? Oui, voilà... Eux. Vous remettez leur tronche ? Bien. Vous remettez leur son ? Un genre de Wizard-like culturiste de la saturation, au psychédélisme aussi léché que le design d'une berline allemande. Bien ! Question massivité, on avait rarement entendu un truc pareil, nan ? Au point d'oser toute sorte de comparaisons scandaleuses. Non pas que les titres étaient d'une qualité subjugante, ou mémorable, ou quoique ce soit - je serais d'ailleurs parfaitement infoutu de vous en citer ne serait-ce qu'un seul, et encore moins foutu d'en reconnaître un éventuel riff s'il venait à s'égarer sur une playlist quelconque... Mais leur son -'tain - comme sculpté dans la roche lunaire (aucune idée de la consistance du truc), ou comme dans le béton si vous préférez : il aurait pu cacher toute la misère du monde à lui seul, et abriter n'importe quelle bouse, même le dernier Black Sheep Wall (...) Pour vous donner une petite idée de la chose dont il est question, ce son - celui de Blackout, pour ne pas les nommer - comparé à celui de leurs homologues suédois de Shadowmaster ? Pouahhh, la cruelle réalité que voilà : il paraît fluet. Inoffensif. Ridicule. Affectueux et périssable. Comme un bichon maltais avec deux petites couettes. Ou comme le yorkshire dynamité dans le fameux sketch de Groland. On a presque envie de le prendre dans ses bras, le bercer et lui promettre que plus personne au monde ne lui fera jamais plus de mal, alors qu'on sait pertinemment que c'est faux, et que sa vie ne sera qu'une succession d'humiliations... Mais bref. Le son de Shadowmaster ? Prétendant au titre de number one du mayweather challenge ? Sans doute... si l'on en avait toutefois quelque chose à branler. Car voyez-vous, le gros son de Shadowmaster, comme presque n'importe quel autre gros son dépourvu du moindre soupçon d'âme, on s'en branle, genre royalement. L'échelle de Richter de la vibration amplifiée, les concours de viol du sonomètre, la profondeur des fissures du tympan d'un amateur de secousses sismiques... tant de batailles perdues d'avance. Demain Shadowmaster tombera sur plus shadowmaster que lui et finira comme tant d'autres shadowmaster d'avant dans les cold case du gros son. Autrement dit et pour en finir au plus vite, sous les parpaings de dB qui gravitent autour de votre gueule ? Rien ou presque. Le vide abyssal d'un stoner diamanté, précieux, clinquant et taillé sur mesure pour les soirées mondaines. Il frustrera les envieux, il impressionnera les impressionnables, il stimulera les pulsions consommatrices des bovidés, bref il fera des ravages et monopolisera l'attention... pendant 10 minutes. Nan sérieux, quitte à chercher de l'expérience sensorielle, combinée à du riff diabolique, combiné au plaisir de la collision, faites-vous du bien et tournez-vous plutôt vers Black Tomb, Grey Widow, Nightslug... ou quitte à faire dans le wizardien, puisqu'après tout, il s'agit bien de cela depuis le début, bah autant écouter les Wizard.

Shadowmaster en trois mots : bling, extralarge, déjà-oublié




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