Slow End
Special Low Frequency Version
Fais du doom, pas la guerre
Infected

Avis des chroniqueurs

gulo gulo
Note

Informations

Première édition
1998 (1 x Cd)
Label
Grind Syndicate Media
Avec
Jochen "Joe" Trunk : basse
Karsten "Jagger" Jäger : voix
Kai Bergerin : batterie
Jonas Khalil : guitares
Tommy Fritsch : guitares

+
Tobi Rauk : didgeridoo
Dirk Weiß, Tim Schnetgöke : voix
Tracklist
1. Infected
2. Mindstrip
3. First
4. Fetish '97
5. Again
6. Down
7. Pounding
8. Without A Kiss
9. Now
 

DISBELIEF (Allemagne)

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Industriel Gothique Thrash metal

Chronique par gulo gulo, ce mois-ci
(95 lectures)

Alors s'il y a bien un affreux monstre au sein de la discographie uniquement constituée de monstres de ce groupe aux traits de monstre... On verrait bien Infected, dans le rôle. Pas même seulement parce qu'il est leur plus pétri, bouffi, de désirs gothiques - mais parce que ces derniers s'expriment de, ou s'impriment sur, une masse de métal ulcéré qui est bien déjà celle que l'on connaît.

Du coup, il s'agit bien de pétrir, cette chose amollie, polluée, gâtée par le romantisme morbide, à l'en rendre difforme, au point qu'on croirait Disbelief venus du même pays de frappés dont déjà vinrent des choses telles que Virus, Atrox ou... Red Harvest, vous ici ! Parlez moi donc de jumeaux séparés à la naissance... Infected et There's Beauty in the Purity of Sadness : l'un a eu la musique, l'autre la pochette sublime, malade, suffocante qu'elle méritait, un peu comme dans le film d'Ivan Reitman que vous aurez reconnu ; je crois bien qu'à découvrir aujourd'hui le premier cité j'entends enfin pour de bon ce que j'imaginais en n'écoutant pas le second dans le temps, à la seule lecture de sa chronique dans un magazine. Une masse de souffrance, faite de davantage de poutrelles exosquelettiques que de chair, à force de thérapeutiques barbares, suintant les larmes amères et... infectées, tout juste, la misère et l'angoisse, de tout son tissu de balafres suturées au barbelé gros calibre ; une chose qui pourrait presque ressembler à quelque version née en Norvège, au pays du black metal et de The Third and the Mortal, de Korn - en vertu de quelques tentations neo qui déjà affleurent dans le groove simiesque et saccadé, mais surtout d'un chant comme d'un Jon Davis adonné avec une souffreteuse lascivité à ses penchants les plus cousins de Brian Warner - mais alors dans une optique totalement sans issue, et surtout pas dans le moindre défoulement à espérer, à défaut de festif : Infected souffre, souffre, souffre ; valsant languissamment entre Enslaved, Kill the Thrill, Mindrot et Red Harvest, se tordant au milieu du nœud de serpents de ses dreadlocks comme animés d'une vie propre (songez à la plus sensuelle de vos photos de Karyn Crisis : c'est à cela que l'ogre Karsten parvient à se mesurer avec un impossible aisance écorchée, dans la présente de ses aventures), et en proie à des cauchemars collants comme une défroque qui brûle sur la peau, d'un noir vineux.

Surnaturel.

Infected en trois mots : en, eaux, troubles




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