Slow End
Special Low Frequency Version
Bien au delà du temps prévu
The End is Worth Waiting For

Avis des chroniqueurs

Derelictus
Note

Informations

Première édition
2015 (1 x Cd)
Label
Metal on Metal Records
Avec
Carsten Fisch: basse
Markus Schlaps: batterie
Sven Podgurski: guitares
Timmy Holz: guitares, chant
Tracklist
1 - Celtic Glasgow Frost
2 - Witchburn Road
3 - Third From Inferno
4 - The Alchemis of Snowdonia
5 - Moontiger
6 - Shelter of the Beast
7 - Shipwrecked at Doom Bar
 

DOOMSHINE (Allemagne)

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Epic doom

Chronique par Derelictus, le 24 juillet 2017
(182 lectures)

Selon toutes vraisemblances, il est probable que notre cher Rocky Turquoise n’ait pas du tout écouté cette réalisation, comme il l’annonçait dans la chronique du précédent album des allemands de Doomshine, qui ne m’a pas non plus laissé un souvenir impérissable, en dehors du jeu de mot dans le titre, The Piper at the Gate of Doom. Pour être franc c’est surtout le premier album qui m’avait bien plu à l’époque, je ne saurais qu’en penser désormais, et j’en avais presque oublié l’existence si je n’étais tombé par hasard sur cet album. L’on pourrait se dire que les allemands ont repris leur sérieux tout teutonique tant le titre même de l’album semble renouer avec des thématiques plus doom et misérabiliste, si je puis dire. Cette impression est rapidement à mettre de côté, tant les germains ont décidé de faire de ce disque un festival de jeu de mots et de calembours, aussi bien dans les titres que dans les paroles, presque aussi désolants que la discographie complète d’Ultra Vomit. Sauf qu’à bien considérer les choses, il ne doit sans doute pas y avoir outre-Rhin de déclinaison sur les ondes radios de Rires et Chansons et qu’en dépit de calembours à tout va, l’on a tout de même le droit à un album qui reste cohérent musicalement parlant, et même plus que fidèle à ce que l’on peut attendre de cette formation.

Tout cela pour dire que là où l’on s’attendrait à un album qui reprenne une certaine gravité, ou bien un lyrisme dévoué ou bien encore l’envie de combattre l’épée à la main, l’on est un peu loin de ces considérations ici. Le titre d’ouverture laisse d’ailleurs entrevoir ce à quoi l’on doit s’attendre sur cet opus: des jeux de mots assez lourds et des références qui vont dans tous les sens. Et bon nombre de ces références sont directement à mettre au compte de l’amour pour le metal, dans le sens large du terme, chez les allemands. En effet, quelques grands classiques ont le droit à leurs petits clins d’oeil, en allant de Iron Maiden à Celtic Frost, dont le quatuor s’amuse à reprendre un de leurs riffs sur le titre d’ouverture, titre qui fait l’amalgame entre Tom G. Warrior et l’un des clubs de football de Glasgow. L’on doit d’ailleurs se demander si la signature pour un label italien spécialisé dans le metal old school n’y est pas pour rien, mais ça fait tout autant sourire que le dernier album de Zimmers Hole dans cette dévotion à cette cause. Pour un peu, c’est presque la panoplie complète des membres de Manowar qui manqueraient pour faire encore mieux passer leur message, étant donné qu'ils ont visiblement plus soulevé des pintes que de la fonte.

Et la musique dans tout cela? Et bien Doomshine demeure fidèle à ce qu’ils ont toujours proposé depuis leurs débuts, à savoir un doom épique très lyrique, pour ne pas dire très cheesy, que ce soient dans les mélodies de guitares que dans les harmonies vocales. C’est très propre sur soi, l’on retrouve bien ce grain de guitares qui ne bave pas trop et bien entendu cette savante alternance entre riffs musclés et arpèges cristallins. Les allemands ne cherchent pas d’avantage à sur-jouer et même si c’est fait de manière honnête et très académique, ça reste dans la droite lignée d’un Candlemass ou d'un Solitude Aeturnus, avec ce soupçon d’humour pour remplacer la foi. Il demeure également ces lignes de chants qui s’impriment dans la tête assez rapidement, avec tous ces passages poignants où l’on imagine bien Timmy Holz genou à terre et serrant le poing. Tout ceci est honnête, même si le côté potache peut rapidement gâter l’ensemble. L’on sent que les musiciens ont voulu se faire plaisir et avoir de quoi constituer la playlist parfaite d’un after du festival Hammer of Doom. Pourtant, je dois avouer que cette combinaison fonctionne plutôt bien, mine de rien, et l’on se surprend même à donner plus de rotations qu’on ne le pensait à cet album, qui, s’il ne révolutionnera pas le genre, reste tout de même une bonne déclinaison, plus légère et moins impliquante d’un point de vue émotionnel, que bon nombre de ses comparses. Cet album pourrait quasiment être vu comme un plaisir d’initiés qui ne veulent pas trop se prendre la tête.

The End is Worth Waiting For en trois mots : bovin, académique, ringard




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