Slow End
Special Low Frequency Version
Da frenchcosmic touch
Sacred

Avis des chroniqueurs

Derelictus
Note

EyeLovya
Note

Informations

Première édition
2017 (1 x Cd)
Label
Relapse Records
Avec
Brian Costantino: batterie, chant
Dave Sherman: basse, chant
Scott Wino Weinrich: guitares, chant
Tracklist
1 - Sodden Jackal
2 - Punk Crusher
3 - Sacred
4 - Haywire
5 - Perseverance of Futility
6 - It’s Only Money (Thin Lizzy cover)
7 - Cold Blood
8 - Stranger Things
9 - Razor Wire
10 - My Daughter My Sons
11 - Be the Night
12 - Interlude
13 - Oh So Long
14 - Crossroader Blues (Mountain cover)
Remarque
Les titres 13 et 14 sont des bonus tracks présents uniquement sur l'édition limitée de l'album.
 

THE OBSESSED (États-Unis)

Voir tous les articles pour THE OBSESSED


Traditional doom

Chronique par Derelictus, le 23 juillet 2017
(243 lectures)

Finalement se faire serrer par la police norvégienne pendant une tournée de Saint Vitus avec de la drogue sur soi aura peut être forcé le destin et permit deux bonnes choses: la première c’est le retour de Scott Reagers au sein de Saint Vitus, la seconde, c’est la reformation de The Obsessed, mais qui signifia aussi la fin de celle de Spirit Caravan, puisque Wino a décidé de réactiver son premier groupe avec le line-up de Spirit Caravan. Toutes ces péripéties auront donc eu du bon car nous nous retrouvons ainsi avec un nouvel album de The Obsessed, vingt trois ans après la sortie de The Church Within. C’est bien de notifier un tel écart de temps entre ces deux sorties, car, à l’écoute de cet album, l’on ne s’en rend pas tellement compte. Il y a bien sûr des signes du temps qui ne trompent pas, notamment dans cette production qui sonne résolument moderne, sans dénaturer toutefois le propos du groupe, notamment en ne lui apportant guère d’attraits cosmétiques histoire de gommer toutes ridules et signes de vieillesse, et en gardant cette chaleur et cette ampleur qui siéent bien à la musique de Wino et consorts. Tout au plus, noterons-nous que certains titres ont peut être plutôt une vibration plus ancrée dans la lignée de Spirit Caravan, comme Perseverance of Futility ou l’excellent Oh So Long, - qui n’est criminellement présent que sur les versions limitées de l’album. Mais c’est surtout le caractère quasiment immuable de la musique de The Obssessed qui saute aux yeux avec cet opus.

L’on demeure effectivement dans un terrain hyper connu, pour qui a suivi la discographie des groupes emmenés par Wino. Pour cela, l’on pourra aisément dire qu’il n’y a pas trop de grandes surprises, avec cette flopée de titres d’un doom metal nourri au bourbon et à l’asphalte, qui fait parfois quelques appels du pieds au punk, mais sans trop accélérer, et parfois au bon vieux hard rock des années soixante dix - même si, à ce titre, la reprise de Thin Lizzy n’est pas du tout une réussite -. L’on retrouve tout de même ce savoir faire du guitariste, qui n’a rien perdu de sa superbe, et qui est bien plus attachant dans ce rôle que cantonné uniquement dans celui de chanteur. Et pour le coup, l’on retrouve d’excellents riffs, comme sur le morceau introducteur qui nous place d’emblée dans nos pénates ou bien encore sur le titre éponyme. L’on retrouve même une certaine forme de sagesse et de spiritualité, comme sur Stranger Things, même si son refrain très prononcé eighties peut surprendre. Évidemment, tout ne marche pas forcément, il y a quelques titres qui donnent l’impression de remplissage, et l’on a le sentiment que le père Wino a réchauffé quelques plats, comme sur l’instrumental Cold Blood dont certains plans laissent croire qu’ils viennent directement de Lunar Womb, mais cela reste bien plus honnête que certaines horreurs entendues récemment.

Et puis l’on ne va pas faire la fine bouche: il est très plaisant de retrouver cette forme de power trio doom metal au mieux de sa forme, avec une exécution sans faille et surtout un savoir faire qui fait facilement mouche. Cela se ressent dans la manière d’écrire des titres aussi simples qu’entêtants, de ce doom metal minéral qui semble, au final, être éternel. Mine de rien la cellule rythmique assure pleinement son rôle, sans trop de fioritures, et avec un groove qui n’a rien à envier à qui que ce soit. Là aussi, c’est un des éléments positifs en la faveur de cet album. Et puis, le talent de Wino en tant que guitariste n’est certainement plus à démontrer, il nous rappelle tout de même ici qu’il a toujours ce feeling et cette touche qui fait de lui un excellent guitariste, et c’est sans doute cela qui fait le plus plaisir sur cet album, c’est de retrouver un vieux compagnon de route au mieux de sa forme et qui a toujours, et même encore, de sacrées histoires à nous compter du haut de son grand âge et derrière sa crinière grisonnante. Rien que pour ça, toutes ces galères valaient pleinement le coup.

Sacred en trois mots : boisé, liquoreux, vigoureux




Facebook 

Commentaires des lecteurs pour ce disque

Aucun commentaire actuellement pour ce disque