Slow End
Special Low Frequency Version
Larvé jusqu'à la moelle
Brain Eater

Avis des chroniqueurs

Krokodil
Note

Informations

Première édition
2017 (1 x Cd)
Label
Xtreem Music
Avec
Steffen Brandes : batterie, chant
Michael Lehner : guitare, chant
Dennis Butzke : basse, chant
Tracklist
1. A Box Full of Bones
2. Slurping Reeking Slime
3. Urban Coffin
4. Corroded Remains
5. Maggot-Infested Flesh
6. Ridden with Dementia
7. Gorging Severed Pieces
8. Brain Eater
9. Until It Starts to Rot
 

CRYPTIC BROOD (Allemagne)

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Doom death Sludgecore Hard '70s

Chronique par Krokodil, le 20 juillet 2017
(229 lectures)

On va le voir. En tout cas, on ne pourra pas ne pas le voir. On va le craindre. Craindre les couleurs primaires qui trainent sur sa pochette, craindre sa tracklist nécro ô combien stéréotypée, craindre sa provenance - la Basse Saxe, s'il vous plait - craindre le mot "gore" trop souvent synonyme de "série Z" qui traine çà et là sur les quelques commentaires qu'on en a lu, sans pouvoir y trouver un clin d'oeil à Coffins à proximité... Bref, on va le craindre, on va écouter un titre sans même arriver au bout, et on va quand même l'acheter pour amortir les frais de port de sa prochaine commande, parce qu'après tout, on a le goût du risque (et on a jamais assez de pochettes à couleurs primaires dans ses rayons). Jusqu'à ce que... ? Bah jusqu'à ce qu'il tourne, se termine et qu'on se sente obligé de le repasser avec le volume légèrement plus fort - comme on l'a fait avec le dernier Undergang, tiens. Car une fois passé le cap du ludique apparent de la chose, bravées les lointaines réminiscences d'une scène crust-doom occupée par des Ilsa, Ahna, et moultes autres conneries, Brain Eater se montre tel le cadavre ambulant qu'il est, sans artifice et sentiment aucun, fétide et délabré jusqu'à la moindre petite cellule, avec des couches d'épiderme qui se font la malle à chaque accélération et des membres qui n'en finissent plus de se désarticuler dès que le batteur violente sa caisse claire, sans parler des riffs de zomblard qu'on aurait bien aimé entendre sur les films des pères Mattei, Fulci, Romero, Bava et j'en passe. Enfin que dire de ce son ? Qu'il est faible ? Mou ? Atrophié depuis le centre de ses entrailles ? À l'opposé de ce que l'on est supposé être en droit d'attendre en 2017 - technologies de pointe incluses ? Autrement dit trop vintage pour envoyer des gros parpaings dans la gueule ? Tant mieux, sincèrement. Un tel disque ne pouvait s'offrir meilleur son, aux limites du hard, voire carrément du surf occulte, à vous rappeler Satan's Satyrs et plus particulièrement Die Screaming à chaque fois que le guitariste s'enflamme et montre qu'il sait jouer autre chose que du Autopsy. Du bonheur. 

Brain Eater en trois mots : pouilleux, cadavérique, attachant




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