Slow End
Special Low Frequency Version
Parce que cent fois vaut bien mieux qu'une
New Age Sewage

Avis des chroniqueurs

gulo gulo
Note

EyeLovya
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Informations

Première édition
2017 (1 x 12in)
Label
Hands in the Dark
Avec
Britt Brown
Alex Brown
Tracklist
A1 Lower Life
A2 Age Of Sewage
A3 The Tunnel
B1 Mage Image
B2 Cadaver Dogs
B3 D.F.A (Don’t Feel Again)
 

ROBEDOOR (États-Unis)

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Drone doom Psyché New wave

Chronique par gulo gulo, ce mois-ci
(247 lectures)

Toute cette merde de revival shoegaze et de culte du Carpenter : il était temps que quelqu'un téléporte le tout au royaume de l'acceptable, de la rédemption, de l'utile, du salubre, en l'inondant de Vangelis et en mettant le dégoulinat résultat au pas implacable des partoches de Brad Fiedel pour Terminator.

Cela paraît tellement évident... On se dit que quelqu'un l'a forcément déjà fait, ce crossover d'un pas tellement fatal, et que peut-être l'a-t-il déjà été : il est toujours difficile de jouer les caméras de finish, pour ce type de choses qui paraissent déjà faites par définition, par essence même : à quel moment le pas dans la réalité a-t-il été effectué ? Mais peu nous importe aujourd'hui, il ne s'agirait pas de nous divertir de ce qui est réellement sublime : New Age Sewage.

Les Warlocks, Barn Owl, Zombi çà ou là, Plastic Crimewave Sound quand ils veulent vraiment... Toutes ces années d'espoir alimenté avec des rations de guerre, ces années de chameau, de beauté étique - enfin récompensées par un vrai truc : lourd, pataud, congestionné, mélodramatique, intoxiqué, apocalyptique, irradié... industriel. C'est bien simple : autant pour l'aspect emo que pour le post-holocauste, on a devant New Age Sewage le noeud lyrique titillé d'envie de formules excessives au sujet, par exemple, de "ce que Jesu aurait dû être". Formulation évidemment réductrice et simpliste, comme tout ce qui est excès lorsque pris au pied de la lettre, et non comme l'ouverture que c'est : évidemment, Jesu en connaît pas le vert, et évidemment Robedoor ne s'inscrit même de loin dans aucune zélature broadrickienne - contrairment, parfois à JKB soi-même - passons donc.

Mais que dire de plus ? Tout ne l'a-t-il pas été, une fois qu'on a dit "irradiation" et "emo" - et avant cela "Terminator" ? L'exalatation d'un coeur prêt à rompre d'idéalisme tarte , d'espoir cru, écorché tout vif, abruti de toxique atmosphériques - peint-barbouillé sur un décor d'hécatombe post-nucléaire, corrodé par tous les pouvoirs sales imaginables, dans un futur le plus en cul-de-sac possible... Ne l'a-t-on pas bien à l'esprit, au coeur, aussi nette que l'image d'une aurore boréale sur un dépotoir planétaire ? La poésie d'un incendie sur les champs de pétrole à la nuit, l'évidence massive d'une pauvre fleur, aussi solitaire que chétive, au milieu d'une décharge jusqu'à l'horizon sous les étoiles impavides. Toute la confusion promise par les simples mots de son titre ; il n'en faut pas plus pour s'abîmer.

New Age Sewage en trois mots : pollué, féérique, palpitant




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