Slow End
Special Low Frequency Version
Va peut-être falloir tirer une latte ou deux...
Corrosive Shroud

Avis des chroniqueurs

gulo gulo
Note

Informations

Première édition
2015 (1 x Cd)
Label
Cold Spring
Avec
Andy Swan
Damian Bennett

+ Chris Turner, Daniel Buess, Eugene Robinson, Gustave Savy, Jo Quail, Syan
Tracklist
1. Avici
2. Revelations Vultures Jackals Wolves
3. Black Rope Hell
4. A Shadow On The Wound
5. Inversion
6. Forgery
7. Red Spot
8. Bystander
9. VMIH
10. Avici (Hostage remix)
 

KHOST (Angleterre)

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Industriel Noise Ambient

Chronique par gulo gulo, ce mois-ci
(136 lectures)

Quel est le problème avec Khost, sur ses vieux disques ? Ce n'est même pas que les mecs produisent quelque chose d'ambient et de somnifique en pratiquant l'exercice de l'industriel tendance power noise : en ce qui me concerne c'est le moment où j'ai toujours préféré écouter du power noise - en m'endormant. Ce n'est pas qu'on est toujours surplombé par la supposée cîme et l'ombre du Maître JKB, lorsqu'on pratique la JKB-music : certaines des tourneries à trouver sur Corrosive Shroud pourraient aisément figurer sur certains disques de JKB où Monsieur avait la petite forme qu'on lui sait pouvoir montrer - de plus en plus souvent, dernièrement.

Il y a même pour être honnête d'assez bonnes choses (voire de très bonnes, comme "VMIH", ou la défiguration du riff de "Killing in the Name" sur "Bystander"), dans Corrosive Shroud ; en matière de riffs émergeant tout ruisselants de leur piscine d'acide sulfurique, de grondements aussi profonds que rouillés ; il s'y trouve même, au final, déjà ce qui fait de Governance un si bon disque, et un si singulier : je ne parle pas d'Eugene Robinson, qui pourrait aussi bien avoir équeuté les haricots sur le disque, pour ce qu'on en est marqué, mais de cette façon justement de faire les choses soyeusement, de façon qui malgré tout ce qu'est cette musique caresse, enveloppe, cocoone même - qui est probablement cause que ce disque semble s'oublier dans le temps même qu'il s'écoute ; au moins à même proportion que le style joué en lui-même, lorsqu'on est un tant soit peu de ceux qui se considèrent comme les amis auditifs de Justin, ses bénéficiaires universels, ses pupilles, ou quelque chose comme cela.

Le problème avec Corrosive Shroud ? Il n'y en a pas, pas vraiment, à part cette insidieuse envie de diagnostiquer - ce dont on n'a pas envie dès lors qu'on en vient à nourrir un tant soit peu d'affection pour le groupe et son indéniable savoir-faire - un manque de fond, ou de passion ; tout ce qui, aussi insubstantiel soit-il, fait que l'album est un peu à Governance ce qu'Ursus Americanus est à Women & Children. Peu de choses en somme, une fois qu'on a peu à peu accepté l'idée que Khost est peut-être, dans la famille, une sorte de cousin Bohren, qu'à force de regarder on verrait de moins en moins, en matière de labels antiques, signé chez Possessive Blindfold, et de plus en plus chez Wordsound, dont à force on croit toujours plus certainement reconnaître les lourdes volutes de nécromancie orientale, à travers les émanations toxiques industrielles.

Leur seul vrai problème, au fond, c'est leur nom. Quelle chiotte aussi dénuée de charisme que leurs pochettes...

Corrosive Shroud en trois mots : ferrailleux, fondant, feulant




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