Slow End
Special Low Frequency Version
Moody and doomy
Festering Glorification

Avis des chroniqueurs

gulo gulo
Note

Informations

Première édition
2015 (1 x 7in)
Label
Me Saco Un Ojo
Avec
David Mikkelsen : basse, guitare
Takashi Tanaka : batterie, voix
Tracklist
A. Reduced to Slime
B. Rotting beyond Belief
 

WORMRIDDEN (Groupe international)

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Doom death

Chronique par gulo gulo, le 30 juin 2017
(172 lectures)

Un ami et confrère qualifiait tout récemment Undergang de "death bidet". On ne saurait, évidemment, être moins que totalement d'accord. Et bien Wormridden, soit Monsieur Anatomia avec Monsieur Undergang, c'est le bidet bouché ; constipé ; déprimé. Un évier mourant, n'ayons pas peur d'être grave, car l'heure l'est. C'est un beau bidet motorisé au gasoil, celui-là, et c'est un crève-cœur délicieux que de le voir ainsi ahaner, souffler, tousser, putréfier sur pied ; et ni les guitares ni les voix, qu'on aurait tôt fait de confondre, ne vous laissent perdre une miette de ce délicat plaisir de gourmet.

Est-ce qu'on tient, cette fois, ce qu'on attendait de Wormridden ? Ça commence à y ressembler, puisque peu à peu, à ce train popote peu surprenant de la part de ses deux protagonistes, la chose devient encore un peu plus extrême. Mais c'est toujours horriblement court, en dépit d'un don non démenti pour étirer le temps, le faire verser dans l'ornière, l'y enliser, lui noyer le moteur - tant et si bien que même lorsqu'impromptu son écoulement (pour tout le pan scatographique de l'affaire, je vous invite à relire l'article sur le split Anatomia/Living Decay) se relance, aussi incongru qu'une accélération sur In the Name of Suffering, il ne ressemble à rien tant qu'à une chose tellement engluée dans la marée noire qu'on ne l'identifie même pas autrement, que comme un gros tas de goudron vaguement mouvant.

Enfin, on se gausse, on fait le bel esprit, mais lorsque ces deux-là bourrent, on n'en mène pas large ; et quand ils ne bourrent pas, non plus, à vrai dire. On n'a jamais vu bidet si terrifiant, de mémoire de tastedeath, que celui qui s'ébroue laborieusement au long de ces deux morceaux-là. Alors je ne vous parle même pas du moment où tombe (comme le couperet) le solo couleur "tombée du ciel", que je ne peux m'empêcher d'attribuer à Tanaka, "Desolation" oblige. Wormridden est en train de tranquillement instaurer le goredoom, l'air de rien avec ses morceaux qui ressemblent à des traînées de merde goudronneuse.

D'ailleurs, plus encore que celle d'Undergang, la musique de Wormridden telle qu'on l'entend ici, son grain nécrosé, ses cadences de pourceau, sont une fidèle transcription auditive du trait dont use Mikkelsen pour les pochettes des deux groupes et le logo d'Undergang : entre mouchetures de merde, caillots de sang, statique, limaille de fer, manga dégueulasse de clochard cirrhotique... Pas de doute, Wormridden est vraiment une admirable conspiration de talents. En vérité, je vous le dis, on a le sentiment d'une nouvelle naissance du doom-death, d'assister à ce qu'a pu être l'éclosion d'une chose comme Winter. En plus hideux.

Festering Glorification en trois mots : banquet, des, vers




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