Slow End
Special Low Frequency Version
Bien au delà du temps prévu
Foo Fighters

Avis des chroniqueurs

EyeLovya
Note

Informations

Première édition
1995 (1 x Cd)
Label
Capitol records
Avec
Dave Grohl : tout
Greg Dulli : guitare sur X-Static
Tracklist
1. This is a call
2. I'll stick around
3. Big me
4. Alone + easy target
5. Good grief
6. Floaty
7. Weenie beenie
8. Oh George
9. For all the cows
10. X-Static
11. Wattershed
12. Exhausted
 

FOO FIGHTERS (États-Unis)

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Grunge Noise rock

Chronique par EyeLovya, le 14 juin 2017
(228 lectures)

A posteriori, je trouve que l'idée de ne découvrir cet album qu'aussi récemment était une fort riche idée.

Ça faisait un bout de temps que je n'avais pas écouté de Nirvana, et les rappels légaux que je supposais sont ici d'autant plus réjouissant qu'ils rameutent au front toute la tendresse portée à ce petit groupe qui a eu tant d'importance dans la jeunesse d'un tas de types comme moi, tout en suscitant une curiosité nouvelle et une surprise de bon aloi quant à la qualité de la composition.

En 1995, on n'avait pas encore la moindre raison de détester Dave Grohl, il n'était alors que ce brave garçon discret à la mâchoire chevaline qui se contentait de brutaliser ses fûts et d'harmoniser la voix du patron. Qui aurait cru que pendant l'ascension sans fin de Nirvana, Davey fomentait silencieusement son coup d'éclat et avait déjà écris la plupart des titres présents sur ce premier album ?

Le résultat c'est cet album qu'aurait sorti Paul McCartney s'il avait eu sa période grunge, progressions pop chiadées, simples et typées garçons dans le vent, rendu majoritairement positif et aéré sur fond de power chords entraînants à l'intérêt mis en relief par des accords plus élaborés au grand jamais envisageables chez Cobain. Ainsi on passe avec autant de plaisir d'un This is a call, simplissime, parfait le matin pour partir du bon pied au boulot, forcément emprunté à un moment ou un autre pour une vidéo de skate, à ce X-static fatigué et ses airs de 4th of july allégé qui a du mal à maintenir son moral, exactement comme la plus explicite Exhausted qui conclue l'album superbement avec sa noise embrumée tristoune à la Lou Barlow, où le timbre de Dave y invoque forcément quelques fantômes. Du garçon en retrait un peu trop sage avec son col roulé que l'on avait laissé lors du MTV Unplugged, on se retrouve avec un jeune chien fou qui saute partout plein d'enthousiasme et ne s'énerve jamais trop sérieusement, ce qui n'est même pas un problème puisque l'on n'attendait absolument rien de spécial ici, pour rappel, et qui se donne à cœur joie de pouvoir enfin faire entendre au monde ce qu'il vaut, lui, quitte à devoir se faire homme à tout faire car à l'heure de leur fondation, les Foo Fighters sont encore un one man band.

À cœur joie oui, même sur les titres grisâtres et vaporeux à la Sebadoh, ce premier album -le seul à retenir, en passant- est une thérapie du deuil efficace et contagieuse, tournée vers la vie, sans que Dave ait pour autant contourné les hommages plus ou moins discrets à Kurt, mais toujours bienvenus.  

Foo Fighters en trois mots : Barlow, McCartney, Cobain




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