Slow End
Special Low Frequency Version
Priez !
One Day You Will Ache Like I Ache

Artistes participants au disque

THE BODY Web
FULL OF HELL

Avis des chroniqueurs

gulo gulo
Note

Krokodil
Note

Informations

Première édition
2016 (1 x Cd)
Label
Neurot
Avec
Chip King
Lee Buford
Brandon Brown
David Bland
Dylan Walker
Spencer Hazard

+ Chrissy Wolpert
Tracklist
1. One Day You Will Ache Like I Ache
2. Fleshworks
3. The Butcher (Leonard Cohen)
4. Gehorwilt
5. World Of Hope And Pain
6. Himmel Und Hölle
7. Bottled Urn
8. The Little Death
9. Cain
10. Abel
 

Chroniques de splits et de compilations


Industriel Grind

Chronique par gulo gulo, le 25 mai 2017
(339 lectures)

Le batteur de Full of Hell est très compétent ; très, très. Las ! ce type de compétence n'a jamais eu la moindre pertinence pour faire un bon disque de The Body (chacun voit midi à sa porte, moi dieu merci Full of Hell n'est pas à la mienne, sinon j'aurais des chiens) ; exercice pour lequel la seule compétence qualifiante est celle d'être The Body.

Comme - heureux concours de circonstances ! - participent également à One Day You Will Ache Like I Ache deux individus qui possèdent cette dite compétence, le disque n'est qu'à moitié raté : disons qu'à son fort seyant titre on pourra pour plus de clarté ajouter le sous-titre de The Body au Service Militaire. Comme ils aiment les armes de toute les manières, nos deux mongols s'amusent bien. Nous aussi, allez, on est entre copains, on rigole, on a des flingues, on cause violence d'un air détaché toute la journée, on se fait des blagues un peu rugueuses.

Si vous aimez davantage les armes que The Body, ça se tente. Sinon, ce n'est pas totalement horrible ; disons que c'est comme aller pour s'écouter un Converter, et finalement piocher Asche.

One Day You Will Ache Like I Ache en trois mots : parcours, du, combattant




Drone doom Industriel Noise Grind

Chronique par Krokodil, le 25 mai 2017
(295 lectures)

Quand on s'appelle The Body, qu'on a eu son doctorat de chimie sonore easy-peasy, qu'on transforme l'horreur absolue en pure poésie, et qu'à fortiori dans sa discographie on a des disques intitulés Christs, Redeemers et No One Deserves Happiness... et bien... on a plus grand chose à prouver.

Quand on s'appelle Full Of Hell - c'est bon, vous pouvez arrêter avec les vannes - qu'on a ressuscité (et surtout surpassé) l'esprit Charred Remains, et qu'on gouverne en jeunes prodiges de la powerviolence power-électronique (du noise-core, si vous préférez)... et bien... même verdict, on a plus grand chose à prouver non plus. 

Le problème avec The Body, c'est que leur discographie, c'est comme une courbe sinusoïdale, ou comme n'importe quelle discographie contenant plus de 10 albums, il y a à boire et à bouffer. Et si l'honnêteté intellectuelle exigerait de ne pas faire abstraction de leurs très belles collabs avec Braveyoung et Thou, elle exigerait également de rappeler que les Body sont aussi capables de produire d'incommensurables nullités, comme The Tears of Job ou leur... "anthologie". 

Le problème avec Full Of Hell, c'est que leur discographie, c'est comme un segment de 2 centimètres perdu dans l'univers, court et frustrant, ça se résume plus ou moins à Roots of Earth are Consuming My Home et Rudiments of Mutilation - et ça commence tout doucement à faire un moment qu'on attend l'album de la confirmation. Ce que la collab avec Merzbow n'est pas. Ce que le dernier album n'est pas non plus. 

Les craintes concernant le disque ? Voir la courbe de The Body flirter avec le nul. Voir Full Of Hell se disperser dans un nouveau projet pseudo-conceptuel, au détriment de la qualité de l'agression. 

Les attentes concernant le disque ? Monstrueuses. Repousser le possible. Créer de l'inédit. Transgresser le transgenre. Et peut-être bien obtenir le meilleur de The Body et le meilleur de Full Of Hell dans le même disque ? Fusion totale. Façon DBZ.

(...)

Et donc la réalité concernant le disque ? Toute aussi monstrueuse. L'holocauste à géométrie variable, mais vu par un groupe d'étudiants un peu geeks qui se sont retrouvés dans les ateliers de chimie avec les blouses blanches, les tubes à essai, mais pas les formules magiques. La chose est même tellement décousue et disparate et ratée que l'on parvient à chaque morceau à imaginer les conversations ayant précédé leur conception : "et si on faisait du grind avec une boite à rythme tech-indus ?", "et si on échangeait simplement nos chanteurs ?", "et si on faisait une cover de Cohen en mode drone power-electronics?", "et si on balançait des hurlements dans un looper pour faire du dubstep?"... Tant d'idées à la con pour ne finalement pas aboutir à une seule piste plausible, ou juste potable. 

Une palette plutôt qu'une toile ? 

Ce serait manquer de respect à la palette. 

 

 

One Day You Will Ache Like I Ache en trois mots : torché, suffisant, grotesquissime




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