Slow End
Special Low Frequency Version
Sea, sex and Sunn0)))
Sucht & Ordnung

Avis des chroniqueurs

gulo gulo
Note

Informations

Première édition
2016 (1 x Cd)
Label
WKN
Avec
Natascha Schampus : basse
Mazo Tomez : batterie
Jörg B. : guitare
Albin Julius : voix, synthé
Marthynna : voix, claviers
Tracklist
1. Untitled
2. Untitled
3. Untitled
 

DER BLUTHARSCH (Autriche)

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Space Rock Krautrock

Chronique par gulo gulo, le 23 mai 2017
(327 lectures)

Albin Julius voudrait me faire mentir, qu'il ne s'y prendrait pas autrement. Ainsi donc un obscur pisse-copie français a décrété qu'on n'était pas des rockers ? Voyons voir un peu ce qu'on peut lui coller dans les dents non seulement avec le plus possible de guitares dehors, mais encore toute verve déployée et nœud épique débraillé, dans le registre rock psyché jammeur inépuisable.

Le Blutharsch époque Bain Wolfkind est bel et bien loin derrière, ce qui tombe bien puisque Bain s'est vu salement  démoder par l'avènement de Dude, King de son prénom - et peu importe qui fit la poule et qui l’œuf dans la manœuvre, puisqu'ici enfin le groupe empoigne avec réussite le manche pseudo-phallique ; une réussite paraissant tellement naturelle - au sens de ce qui est de naissance - qu'elle étonne, au moins jusqu'à ce que ne déboule plus étonnant encore : la voix de Marthynna, plus que jamais dans un registre siamois de celui d'Alzbeth, mais qu'on n'attendait plus, vu le tapis de space-rock conquérant sur lequel on volait, et particulièrement bizarre avec la sabbatique menace dont sa voix est grosse... jusqu'à ce que l'orage desdites malédictions éclate, en une averse black metal particulièrement rigoureuse, dont ce qui la précède rehausse autant le goût de punition que celui de délivrance ; l'honnêteté commanderait d'ailleurs d'ajouter que c'est ce bref passage, et son arrière-plan de folie hallucinatoire digne d'Oranssi Pazuzu, qui transfigure tout le disque, et sublime une chose qui en soi est avant tout ronronnante, sans vouloir rien nier du confort que la chose comporte - après quoi - et s'être un rien éternisé dans l'étale paix post-coïtale - Sucht & Ordnung replonge d'encore plus belle dans un océan interstellaire qui a tout du Fernet-Branca ; un éclairage nouveau jeté sur une musique - et un motif, de retour - qui n'est probablement pas la soufflette la plus ébouriffante jetée jamais à la face de la Psychédélie, ni à celle de Superjudge son Grand Général ; mais nonobstant une chose éminemment sympathique ; non en dépit, mais aussi en vertu précisément, de ce soupçon subliminal de Yello qu'on peut y entendre.

Sucht & Ordnung en trois mots : un, peu, ringard




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