Slow End
Special Low Frequency Version
Doomed to be doom
Cosmic Doom Ritual

Avis des chroniqueurs

gulo gulo
Note

Informations

Première édition
2017 (1 x 12in)
Label
Vendetta
Avec
Lucas Schmücker : synthé, samples
Dennis : basse, voix
Johannes : batterie
Marvin Gier : guitares, voix
Tracklist
1. Merkaba
2. Pearl Snake
3. Black Lava Flow
 

HEXER (Allemagne)

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Post hardcore Psyché

Chronique par gulo gulo, le 17 mai 2017
(189 lectures)

"Pardon Monsieur, bonjour, auriez-vous un instant pour parler de notre Sauveur et Maître, le Doom des Barbus de l'Espace ?"

Cosmic Doom Ritual, pour peu qu'on se retienne de le remballer d'emblée en se méprenant sur ses intentions, réserve un peu mieux que des sensations génériques. Il faut lui consacrer du temps, cette chose que lui-même placidement prend, malgré sa courte durée - avec une confiante bonhomie pétrie de foi qui n'est pas pour rien, outre les inspirations orientales, dans le rapprochement qu'on est tenté de faire entre Hexer et Zaum.

Il y a une authentique et rafraîchissante réussite à réaliser ainsi l'alliage d'une chose aussi moderne et froide, que le post-hardcore échelle systèmes solaires mourants, avec le bon vieux rock à rallonge pour vieux chevelus à bandana ; rien de si étonnant en soi, au fond, n'est-ce pas : tous les genres mélangés ici en guise d'ingrédients (pointes de black metal y comprises) partageant le même amour de l'ailleurs, du voyage lointain et de tout ce qui s'ensuit ; et pourtant, c'est si souvent mal fait, et mémorable comme un repas au restoroute...

Plus il va, et plus l'album révèle ce que seules les oeuvres en pleine possession de leur matériau et leur recette peuvent faire, mais qui paradoxalement est devenu presque inespéré dans le style pratiqué : une réelle étrangeté cosmique, subtile, qui se dévoile et déploie peu à peu ; dans la nervosité de la rythmique, qui s'impose sans passer par le biais galvaudé d'une brutalité ostensible - ni d'aucune brutalité, d'ailleurs : ici, l'on est simplement lourd, comme le jaguar des jungles entre les étoiles ; l'harmonie qui règne là-dessus entre la basse et la batterie est quelque chose d'admirable à entendre, dans sa roborative simplicité.

On finirait même par les apparenter, plutôt qu'à Zaum, directement à Sleep, en vertu de cette absence de prétention qu'ils mettent à jammer vers l'inconnu, pour le seul plaisir de tailler la route de l'infini ; voire carrément à leurs compatriotes d'Obelyskkh. Soit un certain sommet de coolitude, quand l'entreprise aurait aisément pu verser dans la vanité du premier Crown, au hasard ; ou un paquet de trucs sortis chez Vendetta. Mais vous me direz, une pareille pochette, cela tue dans l’œuf toute envie de faire le barbaud.

Cosmic Doom Ritual en trois mots : tout, en, souplesse




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