Slow End
Special Low Frequency Version
À quelques pas du sol
... the Awakening
... the Awakening

Avis des chroniqueurs

Derelictus
Note

gulo gulo
Note

Informations

Première édition
2004 (1 x Cd)
Label
Final Chapter Records
Avec
Jason McCash: basse
Karl Simon: guitares, chant
Chuck Brown: batterie
Tracklist
1 - The Awakening (Interpolating the Wrath of the Undead)
2 - The Judge
3 - The Jury
4 - Broken on the Wheel
5 - The Executioner
6 - Blessed Pathway to the Celestial Kingdom
7 - The Burial
Remarque
Réédité en 2008 en 2LP par Iron Kodex Records et en 2012 en CD par Abyss Records, ces deux éditions comprennent la même autre pochette, dans les tons de Suffer No Guilt, ainsi que des titres en bonus.
 

THE GATES OF SLUMBER (États-Unis)

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Traditional doom

Chronique par Derelictus, ce mois-ci
(114 lectures)

A cette époque, The Gates of Slumber était bien plus hirsute et passéiste qu’ils ne le furent par la suite, comme trois hommes qui auraient vécu reclus, isolés de toute civilisation, et n’auraient eu cure de tout ce qui avait bien pu se passer depuis leur retraite. Ce n’était pas encore tout à fait ce groupe fan de Conan le Barbare et autres personnages de Howard, ou bien près à certaines folies des grandeurs, et l’on n’assumait pas encore totalement son amour du bon vieux heavy metal des familles, même si le petit clin d’oeil à Manowar dans le livret montrait déjà quelques signes dans cette direction. Mais il y avait déjà une constante sur ce premier album, au titre ô combien justifié, c’est que le trio emmené par Karl Simon savait déjà faire un doom metal de bon aloi. Pas révolutionnaire pour un clou, là c’est clairement une évidence que je me dois tout de même de rappeler, car j’ai toujours eu l’impression que l’on attendait autre chose de cette formation. Elle ne faisait pourtant pas partie pour rien du fameux Circle of True Doom, aux côtés d’autres chantres de l’Inquisition contre le faux doom metal. Plus de dix ans après tout ceci, ça fait un peu sourire, mais il nous reste tout de même une certaine conception du doom metal, qui était déjà assez probante sur cet album. 

En effet, avant tous les délires de guerriers, que l’on commence tout de même à retrouver ici, The Gates of Slumber c’est avant tout une question de lignage: reprendre les choses là où les grands anciens les avaient laissées, sans trop chambouler la formule, l’on reste des dévots du premier ordre. Tout au plus, l’on se laissera aller à quelques grosses lenteurs, pour ne pas trop se faire démarquer des autres membres du cercle à cette époque, entre les cousins de Orodruin et les copains de Reverend Bizarre. Il n’y a évidemment pas le jusqu’au boutisme des finlandais, mais l’on sent déjà que les longues épopées ne demandaient qu’à éclore, ça se ressent bien sur le titre d’ouverture et sur The Burial, flirtant avec les dix minutes. Surtout ce groupe, c’était déjà une question d’inspiration avec des riffs mémorables et qui font mouche à chaque fois, et ceci, l’on ne pourra pas leur retirer. Il n’y a d’ailleurs pas de secret, notamment lorsque l’on reprend la formule du power trio, il n’est pas question de tricher en se dissimulant derrière certains artifices, mais bien de faire en sorte que chaque riff soit efficace. Et c’est ici l’une des forces de cet opus, parce qu’il enchaine des titres vraiment plaisants et qui montre déjà ce que sera le futur de la formation. 

L’autre grand atout de cet album, c’est, déjà, ce sacré feeling que partageaient Karl Simon et le regretté Jason McCash, dans ces arrangements assez intéressants, dans ces passages instrumentaux vraiment accrocheurs, et dans ces petits moments de finesse que l’on peut retrouver ça et là sur cet album, en dépit des tronches de bucherons mal léchés des deux acolytes. A ce titre, le guitariste nous démontre déjà tout son talent derrière sa fameuse SG, avec des soli vraiment bien sentis, et un touché qui n’est pas si éloigné de certains de ses glorieux aînés. Bien sûr, tout est loin d’être parfait ici, à commencer par le chant qui n’est pas encore foncièrement dégrossi et qui manque encore un peu de puissance et de précision, et quelques petites scories de part et d’autres. Par contre, la production avec son cachet antique renforce ce côté minéral de cet album, dans ce sens où elle renforce bien l’aspect traditionaliste de la musique et de ce groupe. Rien d’extraordinaire sur cet album, mais, n’allez pas me faire mentir, il y a déjà un savoir faire assez plaisant, des choses vraiment à retenir, et, pour ainsi dire, à défaut d’une certaine originalité, une vraie personnalité qui s’affirmera de plus en plus au grès des enregistrements.

... the Awakening en trois mots : révérencieux, passéiste, rustaud




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