Slow End
Special Low Frequency Version
Où la musique est en voie de disparition
Hopes of Failure

Avis des chroniqueurs

gulo gulo
Note

Informations

Première édition
2017 (1 x Cd)
Label
Thrill Jockey
Avec
Brian Barr : guitare, voix
Danny Barr : basse, voix
Eric Diercks : batterie, samples
Tracklist
1. Sever The Head
2. Towers Of Dust
3. Barren Soil
4. Into The Sun
 

ASEETHE (États-Unis)

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Post hardcore

Chronique par gulo gulo, le 14 mai 2017
(151 lectures)

Vous croyez que c'est à la fin de vous décrire Hopes of Failure, que je me suis infligé le calvaire de l'entendre une fois jusqu'à son terme, alors que le titre suffit en théorie à éradiquer toute envie d'en entendre le début ? Bernique ! C'était dans la seule idée de trouver, au fond des sargasses de l'ennui, l'exaspération nécessaire pour dire dessus une belle vacherie, histoire de leur apprendre à venir sortir un disques sur nos terres, à nous autres maîtres du bon goût ; de ne pas encourir le risque et la honte de m'apercevoir des années après qu'un bon passage était caché vers la fin du disque, aussi.

Croyez-vous que j'aie réussi ? Même pas. Oh ! non pas qu'il se trouve un bon passage vers la fin - à part si quelques secondes vous suffisent, et ne peuvent être gâchées par la banalité extrême de celles qui les suivent. C'est plutôt qu'il y a, qui coupe l'envie d'être cruel, quelque chose de presque beau, émouvant en tous les cas, à entendre comme Aseethe se rêvent en Neurosis - et avec le mérite, encore, de ne pas livrer une copie conforme, mais essayer de proposer son propre point de vue, une sorte de version minimale, idée qui aurait pu déboucher sur quelque chose de grandiose, en développant l'aridité et l'aigreur du matériau de base, voire sur une relativement nouvelle forme de hardcore monastique - mais ne sont fondamentalement, désespérément qu'Isis ; on en aurait presque envie de leur conseiller d'aller écouter The Acacia Strain matin midi et soir, avant d'aborder le prochain disque, afin d'observer comment l'on peut être parfaitement porc tout en conservant une impeccable hygiène de corps et de vie.

On balance donc, inconfortablement, entre l'envie de les voir s'envoler dans cette improbable mais réjouissante direction, l'envie de réécouter voir le dernier album de Sumac dont à y repenser le souvenir du grotesque paraît promettre de plus vigoureuses sensations gustatives, et encore une autre, douloureuse d'espoir, de voir Aseethe un jour devenir le groupe qui assouvira les rêves formés à la découverte du premier Black Sheep Wall, ou fera Through Silver in Blood et The Eye of Every Storm en même temps : on le voit à ces derniers mots, il s'en faut, tout bien considéré, de très peu : le potentiel est là, rageant, à somnoler. Mais faute de ce peu, Hopes and Failure jamais ne prend, et toujours tombe à plat, dans ces longues plages de récupération où il déroule du barbucore en économie d'énergie. Et le risque majeur sera probablement de ressortir le premier disque d'Hymn.

Hopes of Failure en trois mots : comme, un, lundi




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