Slow End
Special Low Frequency Version
Tu comprendras un jour
Dread Doom Ruin

Avis des chroniqueurs

Derelictus
Note

Informations

Première édition
2014 (1 x Cd)
Label
Todestrieb Records
Avec
Arrrrrrrach: guitares, chant
Myrggh: basse
Kz: batterie
Tracklist
1 - Hate Stone
2 - Festival of Serpents
3 - Demons That Fled the Ferocity of Men
4 - Grave Cult Woe
5 - Lost in Fog
6 - Scorn and Death
 

GHAST (Pays-de-Galles)

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Doom death Black metal

Chronique par Derelictus, le 06 mai 2017
(270 lectures)

La crasse ne meurt jamais. Toute tentative pour l’anéantir a toujours été vaine et absurde. Et si l’on pensait la voir abattue, elle ressurgit souvent là où on ne l’attendait pas, dans ces recoins où elle a préféré fuir la lumière, la joie, l’apaisement des esprits et la compagnie des autres. Pour cela, elle préfère rester tapie dans l’obscurité, dans la poussière, dans les immondices, et dans tous ces tréfonds où elle attend de réapparaître, sans coups férir et sans s’annoncer clairement, repue de toutes ces faillites et de toutes ces abdications. Quelle est sournoise d’ailleurs cette crasse, car elle se gave aussi de nos peurs, de nos délires de persécutions, de nos rancoeurs et de tout ce qui nous dégoûte dans ce monde post-moderne. Elle se nourrit tout autant de l’art noir, dans ce qu’il a de plus froid et de plus haineux envers le monde moderne et l’humanité, qu’elle vomit de tous ses orifices, que de la damnation faite musique, dans son attachement à saper tout fondement de béatitude et de joie et dans son matraquage incessant et dominateur. Elle préfère l’indicible et la vilénie à la clarté et à la splendeur. Elle n’a nul besoin d’artifices brillants et éloquents pour meurtrir sa proie: la prendre en tenaille et l’asséner sans relâche de petites entailles jusqu’à son affaiblissement décisif, en prenant parfois des détours qui ne sont que des leurres dans l’inexorabilité de sa quête. Car c’est bien de cela qu’il s’agit, elle a beau faire en sorte d’être insaisissable, d’être méconnaissable, de laisser penser qu’elle puisse être adoptée, elle sera toujours celle qui écorche et qui lamine. Celle qui laboure et qui sème la peur et la paranoïa. Celle qui récoltera les rebuts de ce monde grisâtre et les reclus. Elle peut se transformer en une bête immonde qui s’élancera tête baissée à travers les méandres fangeux, dans des épanchements aussi bien rustauds qu’hagards, sans être en mesure d’être capturée. Elle préfère tout autant ramper dans ces recoins où l’innommable est brandi tel un étendard, où l’acrimonie est reine sur son sombre trône, où la corrosion des esprits demeure l’unique leitmotiv et où le nihilisme s’exprime dans tout ce qu’il a de plus éloquent, de plus ardent et de plus impérieux, sans fards et sans faux semblants. La pleutrerie n’est ici qu’un rebectant, au même titre que l’abandon et la déréliction. La crasse ne meurt jamais et elle peut compter sur sa soeur la rouille pour éroder et égruger tout ceci en rogatons, pour que, à la fin de toute chose, il ne reste rien d’autre que le Néant.

Dread Doom Ruin en trois mots : haut-le-coeur




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