Slow End
Special Low Frequency Version
Borborygmes souterrains
Impassable Fears

Avis des chroniqueurs

gulo gulo
Note

Informations

Première édition
2017 (1 x Cd)
Label
Svart
Avec
Stephen O'Malley
Attila Csihar
Oren Ambarchi
Matt Sanders
Tracklist
1. A Szarka (The Magpie)
2. Elavult Foldbolygo (World out of Date)
3. A Karma Karmai (Karmas Claws)
4. Domino
5. Athatolhatatlan Felelmek (Impassable Fears)
6. Az Orok Vegtelen Uresseg (Eternal Endless Void)
 

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Psyché Black metal Death metal

Chronique par gulo gulo, le 03 mai 2017
(257 lectures)

Jam psyché fortement infusée dans le death/black metal et vice-versa : force est de penser à Chaos Echoes, pas vrai ? Sauf que la bestialité rythmique chaotique étant chez Gravetemple de toutes autres proportions, on pensera plutôt au Ordo ad Chao de Mayhem et, la sensation d'une touffeur de jungle illustrée par Bosch l'étant tout autant, au disque de Gourd en version plus frétillante de nervosité.

Vous dites ? Le chanteur, dont vous avez dressé l'oreille à la lecture du nom ci-contre, doit y être pour beaucoup ? C'est une chose entendue - mais pas nécessairement de la façon dont vous l'entendez ; disons qu'on peut avoir - bien entendu à tort - tendance à prendre Csihar pour un genre de Patton de l'Outre-Monde, et à s'attendre de sa part à une prestation déjà vue ailleurs ; ce qu'il ne fait pas, d'évidence, ici, se mettant à l'unisson et au service du reste du merdier - dont il serait injuste, et pour tout dire totalement ridicule, de ne pas mettre pour beaucoup au crédit du batteur, aussi inconnu soit son nom comparé à celui de ses collègues.

Mais c'est véritablement l'ensemble qui manifeste cet art, assez peu partagé hors, donc le Mayhem sus-cité et les disques d'Orthodox, de concilier juste ce qu'il faut d'erratique complet et animal, et de très savante et adroite prosodie, pour un résultat qui évoque autant Orthodox, donc, que Mz412 ; d'ailleurs et puisqu'il a été question de Patton plus haut, Impassable Fears par la rude odeur de phéromones de la Bête qui s'y hume rappellera également, rayon jazz, un des seuls Zorn en ce qui me concerne qui soit charnelle expérience, à savoir l'infernal sabbat intitulé The Crucible.

Et même une fois passée l'euphorie initiale de réaction reptilienne à ladite surcharge d'animalité, à fièvre de fourmilière qui parcourt le disque, laquelle révélera sûrement volontiers ses contours savamment calligraphiés, Impassable Fears se met à prendre l'air lunaire d'un genre d'Aluk Todolo qui a perdu une roue à son chariot, et continue sans même le remarquer, à déraper et tressauter sa course folle sur les routes perdues de cette infernale campagne, à la poursuite de la foi qu'il s'est réduit les yeux en poussière aride, à chercher en vain dans ses pesants grimoires ; et ainsi plus va le disque, plus voit-on les étoiles derrière les nippes de plus en plus élimées et arachnéennes d'un paysage dont bientôt se tend la peau sur les os, et entend-on - par-dessous l'horrible grondement de détresse de ce qui ressemblerait à un Saturnalia Temple mordu par quelque monstrueux frelon - le glapissement plaintif de leur ventre vide de fantômes, comme seule compagnie dans la solitude de cette nuit de tournis et de panique. L'invasion par l"animal, et ses séquelles.

Impassable Fears en trois mots : chimérique, grouillant, fuyant




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