Slow End
Special Low Frequency Version
Fais ce que tu veux (lentement) sera le tout de la Loi
Lunar Womb

Avis des chroniqueurs

Derelictus
Note

Rocky Turquoise
Note

EyeLovya
Note

Informations

Première édition
1991 (1 x Cd)
Label
Hellhound Records
Avec
Scott Wino Weinrich: guitares, chant
Scott Reeder: basse, chant sur Bardo et Back to Zero
Greg Rogers: batterie
Tracklist
1 - Brother Blue Steel
2 - Bardo
3 - Hiding Mask
4 - Spew
5 - Kachina
6 - Jaded
7 - Back to Zero
8 - No Blame
9 - No Mas
10 - Endless Circles
11 - Lunar Womb
12 - Embryo
Remarque
Réédition en 2006 par MeteorCity
 

THE OBSESSED (États-Unis)

Voir tous les articles pour THE OBSESSED


Traditional doom

Chronique par Derelictus, le 30 avril 2017
(263 lectures)

Wino n’aura finalement pas traîné pour redonner vie à son groupe, sur les instances de son label pour promouvoir la sortie du premier album de The Obsessed. Sauf que cette tournée avait fortement déplu à Dave Chandler qui voulait que Wino se concentre exclusivement sur Saint Vitus, mais qu’en même temps, Wino n’était nullement convaincu par les compositions que l’on allait retrouver sur Children of Doom, en plus du choix de Don Dokken à la production. Ce qui fait que le divorce fut consommé, et l’on ne blâmera pas pour cela Wino qui continua donc de travailler avec les deux musiciens avec lesquels il venait de tourner: à savoir Scott Reeder et Greg Rogers, deux inconnus qui allaient faire parler d’eux par la suite. Le trio n’aura pas chômé donnant naissance ainsi à un deuxième album pour The Obsessed. 

Ce qu’il y a de bien avec The Obsessed, comme pour de nombreux projets de Wino si je puis dire, c’est que l’on est jamais trompé sur la marchandise. Et malgré quelques années de stand-by et le changement de cellule rythmique, l’on reconnait tout de suite cette formation. Ce grain immuable, cette atmosphère à la fois chaleureuse et un peu bourbeuse, cette saveur boisée qui a pris le temps de fermenter suffisamment longtemps pour nous donner la quintessence d’un style qui est à la fois personnel et qui fait autant de clin d’oeil aux hard rock et affilié des années soixante dix, qu’au punk rock, quand il s’agit de s’élancer dans des soubresauts de forcenés sur quelques minutes. Il y a bien tout ceci sur Lunar Womb, mais pas seulement. L’on connaissait déjà la patte de Wino pour ce qui est de la composition, il faut avouer qu’il aura été bien secondé dans ce travail par Scott Reeder. 

Tout ceci nous donne un enchaînement de titres assez fulgurants sur cet album, dans ce côté entêtant, du début jusqu’à la fin, et qui, en même temps, ne perd aucunement d’impact, j’insiste là dessus. Il y a même une plus grande vivacité chez The Obsessed par rapport à ses camarades de jeu: l’on cherche moins à écraser son petit monde. Le trio, même si tout ceci a été un peu fait dans l’urgence, a tout de même pris le temps de bien tout soupeser, car on retrouve ici des compositions bien calibrées, peut être parfois trop ce qui donne un petit côté redondant, avec juste ce qu’il faut de groove, de riffs implacables et de concision salutaire, car ici l’on va directement à l’essentiel. L’on ne pourra pas dire que la cellule rythmique fait ici de la figuration, c’est même toujours aussi plaisant que d’écouter le jeu de basse de Scott Reeder, qui seconde parfaitement son compère guitariste.

Si j’insiste sur la complémentarité des musiciens, c’est bien parce que c’est l’une des clefs du format power trio. Et l’on doit dire qu’ici elle prend toute son essence, aussi bien dans ce côté assez traditionaliste du rock, car ce feeling sera toujours aussi omniprésent dans The Obsessed, c’est même cela qui fait la force de cet album. Il y a en effet ici une osmose entre les trois musiciens qui explose à chaque titre et qui lui donne un cachet quasiment intemporel. Au-delà de ça, il y a aussi dans la musique de The Obsessed ces côtés compagnon de route et ruée dans les grands espaces, avec toujours ce sentiment d’avoir quelqu’un d’à la fois bienveillant avec soi, mais qui ne se cache pas derrière des métaphores pour décrire ce qu’il ressent, et qui prône malgré tout cette recherche de liberté et dont la musique demeure sa dernière arme pour exprimer tout ceci. 

La musique comme forme de vertu et de pansements face à un monde qui va trop vite et qui se chamboule trop rapidement, ce sont aussi tous les bénéfices et toutes les qualités de ce Lunar Womb, dont l’immuabilité a de quoi vous raccrocher à certaines valeurs trop oubliées en ces temps incertains. 

Lunar Womb en trois mots : boisé, chaleureux, amical




Facebook 

Commentaires des lecteurs pour ce disque

Aucun commentaire actuellement pour ce disque