Slow End
Special Low Frequency Version
Borborygmes souterrains
La Mort de l'Infidèle

Avis des chroniqueurs

gulo gulo
Note

Informations

Première édition
2017 (1 x Cd)
Label
Zanjeer Zani
Avec
Crüxvheryn K
Eklezjas'Tik Berzerk
Messiatanik Armrek
Shamaanik B.
Kristik A.K.
Vagus Nox
Tracklist
1. Ô Seigneur
2. Brûle l'Hérétique
3. Conscience, Révolte, Perte du Moi
 

SEKTARISM (France)

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Drone doom Rituel

Chronique par gulo gulo, le 12 avril 2017
(457 lectures)

Enfin, nous y voilà : au jour de pouvoir parler de Sektarism sur Slow End. Ce n'était pas assurément l'envie qui manquait, tant il est oiseux de résister au respect prudent qu'impose le groupe, mais... disons que celui-ci possède le défaut inhérent au respect total qu'il accomplit de son programme : occulte. Ainsi les disques précédents, de ce qu'on a pu s'y frotter, sont-ils unanimement austères, sévères, mornes, non-divertissants, autant qu'on peut l'attendre du très sérieux culte que professent les Apôtres de l'Ignominie. D'où respect et perplexité inextricables.

Ici, toutefois, la sérénade que brame Sektarism au Sombre Prince prend d'étonnantes et fort chatoyantes couleurs new-yorkaises. Swans, pour être plus explicite. Publique Castration, pour être encore plus explicite (on trouvera d'ailleurs à ce moment-là une troublante nouvelle proximité, à force de s'éloigner, avec la dernière pochette de Malkhebre) ; et pas uniquement à cause du caractère éminemment performatif par définition, de la musique de Sektarism, qui lui aussi la rapproche d'en particulier cet album, rituel entre tous, de Michael Gira et ses apôtres de la mortification : guitares, percussions, et même voix - et tout cela sans qu'un seul moment on pense être en présence d'autre chose qu'un groupe de doom metal, plus occulte et infernal que des brouettes entières de groupes de black metal. Le beurre et l'argent du beurre - et plus encore.

Du coup, il n'en fallait pas plus pour qu'un réfractaire et profane - mais ardent zélateur de Sektor 304, Power of Jism, Zaraza... et des Swans percussifs - trouve enfin sa porte d'entrée dans la cérémonie, et à jouir dans ce qui, pour ceux qui ne patissent pas du même handicap, ressemblera probablement beaucoup pour tout le reste à ce que l'on espère de Sektarism. A savoir une chose appliquant un tel sérieux à déchirer l'hymen de la raison, que moins encore que de coutume l'on puisse comprendre l'emploi d'un terme pusillanime tel que "ritualiste" ; une chose qui ne rend guère de compte qu'aux entités telle que, bien sûr Ysengrin, mais surtout d'autres rarement à rencontrer dans le champ du metal, et bien plutôt celui de l'indus-rituel : Hybryds, Sigillum S et tout ce qui s'ensuit ; Sektarism, encore une fois, n'appartenant tout à fait ni à l'un ni à l'autre, un peu à la manière de Ride for Revenge, tenez, pour rester parmi les dégénérés à considérer comme grands nuisibles. Un disque, en l'occurrence,  flottant entre les genres et les traversant tel une lame - consacrée bien entendu - de la même façon qu'il traverse les voiles de la perception et de la réalité, et vous fait doucereusement pénétrer dans une grésillante et infernale dimension magique, grotesque, éprouvante... Sous ce rapport-là, rien d'étonnant à ce qu'Adrastis Korgan ait été attiré dans le projet, lequel pour sa part n'attirera pour sûr que ceux qui ne se laissent pas facilement rebuter par le grotesque (mais la piété et la dévotion ne sont-elles pas affaire grotesque, sens effrayant de la chose y compris  ?), ou en tous les cas pas repousser par une certaine forme de répugnance et d'obscénité, voire le contraire ; les amateurs du travail d'A.K, par exemple, ou de choses telles qu'Ysengrin - et donc aussi les amateurs de photos de Gira en langes, et de son mugissement de Minotaure en rut.

La Mort de l'Infidèle en trois mots : en, Son, Nom




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