Slow End
Special Low Frequency Version
Joue le en clef de fa
The Action is Go

Avis des chroniqueurs

Derelictus
Note

EyeLovya
Note

Informations

Première édition
1997 (1 x Cd)
Label
Mammoth Records
Avec
Scott Hill: guitares, chant
Brad Davis: basse
Brant Bjork: batterie
Bob Balch: guitare
Tracklist
1 - Evil Eye
2 - Urethane
3 - The Action is Go
4 - Burning Road
5 - Guardrail
6 - Anodizer
7 - Trackside Hoax
8 - Unknown World
9 - Laserbl’ast
10 - Hogwash
11 - Grendel, Snowman
12 - Strolling Astronomer
13 - Saturn III

14 - Nothing Done
 

FU MANCHU (États-Unis)

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Stoner

Chronique par Derelictus, le 09 avril 2017
(254 lectures)

Le disque de la coolitude incarnée, je ne vois pas d’autre chose pour qualifier ce quatrième album de Fu Manchu. Et pourtant ce n’est pas faute d’avoir un nombre conséquent de disques qui peuvent rentrer dans cette catégorie, à commencer par pleins d’albums de cette formation. Pourquoi ai-je opéré le choix pour cet album? Tout simplement parce que c’est le premier album que j’ai écouté d’eux il y a quasiment vingt ans de cela, et qu’il y a des premières rencontres que l’on n’oublie pas. Il faut d’emblée avouer qu’il n’y a sans doute pas meilleur album pour incarner les beaux jours, la farniente, ou en tout cas, avoir une belle carte postale sonore de la Californie du Sud. Cet album devrait même accompagner toutes les brochures d’agences de voyages pour cette destination, car l’on y ressent bien tout ce qu’on peut y trouver: des plages de sables fins, des odeurs de wax, du surf ou du skate board - là pour le coup, il n’y a pas tromperies sur la marchandise -, des naïades à gogos, et tout ce qui aura trait au champs lexical de l’hédonisme. 

Oui, c’est le disque qui incarne la bonne humeur et le retour du dieu Hélios dans nos contrées verdoyantes. Celui où tu changes ta carapace de doomster d’hiver pour une paire de vans, un vieux jean limé au ras des genoux et un t-shirt, avec éventuellement quelques trous de boulettes, car, c’est bien ce qui compte: tu n’en as plus rien à carrer. Mais vraiment plus rien à foutre du monde, de ses vicissitudes, de savoir qui est en marche ou pas: non, queue de chie. C’est un peu le leitmotiv de Scott Hill et compagnie, car c’est assez facile d’identifier dès les premiers accords son groupe et ses compositions tantôt véloces, tantôt lézardant avec quelques aspérités psychédéliques, malgré les départs de Ruben Romano et d’Eddie Glass, partis fondé Nebula, et tantôt lysergiques. S’il est évident que la redondance n’est pas un vain concept chez les californiens, il y a pourtant pleins d’éléments qui font que chaque titre est d’une redoutable efficacité et que le tout devient rapidement entêtant. Il faut dire qu’il n’y a pas de remplissage ni même de fioritures, à part quelques exceptions, et que c’est assez simple et efficace. Là encore, ce sont deux termes qui pourraient résumer rapidement la discographie du groupe, et pourtant ça s’applique on ne peut mieux à cet album. 

Quoi de plus réjouissant qu’un album gavé de tubes et qui fait la part belle à des influences allant d’un classic rock, en passant par le punk joyeux et ensoleillé de leur cher État, et évidemment avec cette lourdeur et cette lascivité héritée des années soixante dix, avec évidemment une grosse louche de fuzz, car au final la fuzz ça sera toujours aussi géniale, quel que soit son contexte d’utilisation. Ce qui est encore plus cool avec ce disque, c’est que ce melting pot tient plus que bien la route, et que, si l’on devait chercher une quelconque once d’évolution dans cet album par rapport à son prédécesseur, c’est sans doute dans ce côté plus carré et plus direct. Mais il faudra avouer en même temps que la personnalité de Fu Manchu demeure toujours assez unique. Alors, pourquoi donc cet album plutôt qu’un autre? Et bien tout simplement parce qu’il incarne une certaine idée que je me fais du stoner et que vingt ans après sa sortie, ou presque, c’est toujours cette même idée qui prévaut: la coolitude et le j’men foutisme. Bref, tout un vrai programme à appliquer pour les jours à venir.

The Action is Go en trois mots : cool, rutilant, entêtant




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