Slow End
Special Low Frequency Version
Parce que cent fois vaut bien mieux qu'une
The Spell

Avis des chroniqueurs

gulo gulo
Note

Informations

Première édition
2017 (1 x 10in)
Label
Nuclear Blast
Avec
Erinc Sakarya : batterie, voix
Hanno Klänhardt : voix, guitares

+ Okoi Jones : voix sur "The Spell"
Tracklist
1. Pest Crusade
2. Age of the Vril
3. The Spell
Remarque
1000 exemplaires
 

MANTAR (Allemagne)

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Stoner Post hardcore Punk rock

Chronique par gulo gulo, le 02 avril 2017
(259 lectures)

Mantar, les nouveaux Black Cobra ? Avec toute l'approximation et la mauvaise foi complaisante dont je suis capable, du haut de ma demi-écoute du bestial Bestial sur une borne Gibert, à sa parution, et de tous les échos que j'ai récolté de leurs disques et concerts par la bouche de leurs nombreux fans enflammés, je suis en mesure de vous le décréter : oui.

Même formule de deux gonzes qui font un maximum d'effroyable boucan, avec une monstruosité sonique (chez Mantar, la voix remplace à l'aise une guitare) qui certes impose un obligatoire (objectif) respect, même à un sceptique, mais qui fait tellement le tour de la question, de ce que ladite formule a à proposer, de sa nature port-salutesque et de la capacité autant de vos tympans que de votre cerveau à vous faire vilipender de si barbare manière pendant une certaine durée de temps, qu'en une demi-écoute justement l'on est plus que repu, et qu'on quitte la borne d'écoute avec son content de Black Cobra de Mantar - avec l'avantage, dans ces conditions d'écoutes là, d'avoir dû modérer une non moins obligatoire envie de furieusement se démanteler les cervicales, et donc de ressortir de l'expérience toujours muni de son intégrité physique et sa dignité.

On pourra noter que The Spell possède l'avantage d'une durée en totale adéquation avec les limites intrinsèques au langage musical en question ; elle est d'ailleurs la très probable cause que j'aie réussi pour la première fois à atteindre la fin d'un disque à eux, à en repartir avec une impression agréable, et aucun souvenir authentique, les médailles ont un revers. On pourra aussi noter que, dans un idiome somme toute assez similaire malgré son imagerie plus stoner, au moins dans les inflexions qu'il fait entendre (groove nineties retaillé pour estourbir des bœufs, en gros), Torche sont parvenus à quelque chose de beaucoup plus long en bouche, et ambigu émotionnellement, en dépit justement de ce trompeur stoner - et ce n'est pas du simple fait d'être le double d'effectif, puisqu'il leur a tout de même fallu deux albums de brouillon avant d'y parvenir avec la splendeur que l'on sait. On me dira que ce ne sont pas là nécessairement les deux qualités que l'on cherche lorsqu'on lance un Black Cobra Mantar : je répondrai que j'éprouve toujours une certaine satisfaction à recevoir plus que je ne cherchais.

The Spell en trois mots : ponceur, musclé, abrupt




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