Slow End
Special Low Frequency Version
MAXIMUM VOLUME YIELDS MAXIMUM RESULTS
Fear & Fury

Avis des chroniqueurs

Derelictus
Note

Informations

Première édition
2016 (1 x Digital)
Label
Profound Lore
Avec
Joseph D. Rowland: basse
Devin Holt: guitares
Brett Campbell: guitares, chant
Mark Lierly: batterie
Tracklist
1 - Fear & Fury
2 - Over & Over (Black Sabbath cover)
3 - Love You to Death (Type O’Negative cover)
Remarque
Initialement sorti sur les plateformes digitales, une version LP une face est sortie à la fin du mois d’octobre 2016.
 

PALLBEARER (États-Unis)

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Traditional doom

Chronique par Derelictus, le 25 mars 2017
(330 lectures)

La peur, pas celle qu’a la France, et la colère, voilà deux mots qui, finalement, résument bien cette réalisation du quatuor qui a le vent en poupe depuis ces dernières années. Peur, parce que l’on peut désormais être circonspect à chaque nouvelle sortie de Pallbearer et la haute teneur en glucose de leur propos, étant donné ce qu’avait été leur deuxième album, à déconseiller à toute personne souffrant de diabète. C’est même ce dont il est question sur le morceau titre, qui laisse aussi entrevoir des effluves plus progressives, mais avec un rendu sonore assez moderne et bien trop bourré d’effets pour vraiment vous écraser la couenne, et nettement moins plombées d’une formation qui avait pourtant été présentée comme héritière d’un Warning. Autant vous dire que je me suis bien fait avoir sur cette question, mais bon, c’est tout le problème d’être en manque. La peur, c’est celle aussi que j’éprouvais lorsque je vis que le quatuor s’attaquait à des reprises de Black Sabbath et de Type O’Negative. L’on notera pour la première reprise qu’ils ont une connaissance qui dépasse ce fameux slogan cambronesque mis en avant depuis plusieurs mois par Branca Studio: ils se sont donc attaqués à un titre de la période avec Dio au chant. Pour être franc, c’est moins pire que ce à quoi je m’attendais mais le titre étant à la base tellement génial, même si, et c’était couru d’avance, Brett Campbell est loin d’avoir les capacités vocales de Ronnie James Dio, et que le rendu popisant, par moment, a de quoi rebuter le puriste et ultra-zélote que je puis être par moment. Au-delà de cette reprise, c’est même le reproche que je leur adresse: cette propension à tout édulcorer et à rendre tout finalement trop lisse, trop mignon, trop rose-bonbon. La colère, elle, elle s’exprime évidemment lorsque que l’on touche à l’intouchable: reprendre du Type O’Negative. L’affront est trop important pour ne pas être relevé, car c’est impensable de rendre un titre aussi beau que Love You to Death en quelque chose d’aussi innommable et fanfouette que ça. Je sais que la cible est facile et que c’est un peu tirer sur l’ambulance, mais il y a des choses qui ne se font pas dans ce monde: reprendre et donc massacrer du Type O’ Negative en font partie. C’est une question d’honneur, voilà tout! Peter Steele était un homme, un vrai, et ce n’est pas un freluquet comme Brett Campell qui pourra reprendre la place laissée vacante, ses épaules étant bien trop frêles pour cela, et autant dire que l’avoir vu en première partie de Yob il y a quelques temps déjà, m’avait bien refroidi. Je ne vais guère m’étendre plus longtemps sur le sujet, j’avais juste besoin de déverser ma bile et je reconnais au moins l’utilité de cette réalisation pour cela, étant donné que je n’ai plus d’album d’Eye of Solitude à me mettre sous la main pour le moment pour satisfaire ces besoins naturels.

Fear & Fury en trois mots : sus, aux, hérétiques




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