Slow End
Special Low Frequency Version
Toi, t'as une tronche à aimer le drone
For Doom the Bell Tolls

Avis des chroniqueurs

Derelictus
Note

gulo gulo
Note

Informations

Première édition
2017 (1 x Cd)
Label
VŠn Records
Avec
Nemtheanga: basse, chant
Bones: guitare
Johnny King: batterie
Tracklist
1 - For Doom the Bell Tolls
2 - Twelve Bells Toll in Salem
3 - This World Is Doomed
4 - Draped in Sepulchral Fog
5 - The Spines of Saturn
6 - Live Like an Angel, Die Like a Devil
 

DREAD SOVEREIGN (Irlande)

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Traditional doom Heavy metal

Chronique par Derelictus, le 25 mars 2017
(278 lectures)

Le syndrome du remplissage, c’est un peu tous les griefs que l’on peut apposer à cette seconde réalisation de Dread Sovereign. J’aurais aimé vous dire que le trio irlandais, mené par le chanteur de Primordial, allait confirmer la bonne tenue des premiers enregistrements, un peu comme l’attente d’une commande d’un t-shirt il y a trois ans de cela, mais cela n’est jamais arrivé au final. Sur les six titres affichés, il n’y a que trois compositions originales, qui aurait sans nul doute fait un très bon mini album, si la volonté de nous vendre cela pour un album n’avait pas pris le dessus, avec à la clef deux plages ambiant, et une anecdotique reprise de Venom, - anecdotique dans le sens où Venom est le seul groupe à savoir faire du Venom et que lorsque c’est bien joué, cela dessert l’hommage rendu plutôt qu’autre chose -, histoire de rallonger la durée dudit enregistrement. Je comprends aisément la démarche de rendre hommage au bon vieux metal des années quatre vingt, dont la durée réglementaire des albums n'excédant point les quarante minutes pour tenir sur un seul vinyle, et je suis même souvent enclin à la défendre en cette ère de post-modernisme à tous crins, mais Nemtheanga a sans doute les épaules encore assez frêles pour prétendre prendre la place d’un Fenriz dans ce registre. Cela n’enlève en rien à son talent de chanteur, qui est bien à l’honneur sur cet album, et il me surprend même de plus en plus en tant que bassiste, car, et c’est la formule du power trio qui veut cela, il y a une parfaite complémentarité entre lui et son guitariste Bones, qu’il faudra bien, un jour, mettre en avant, tant il a ce feeling qui fait bien la différence. 

Même que cette histoire avait pourtant bien commencé avec ces deux titres bien sentis que sont Twelve Bells Toll in Salem et This World is Doomed, même si le riff principal du premier nommé me rappelle pas mal celui de Let The End Begins de Saint Vitus. Mais voilà, l’on a l’impression que le trio n’avait sans doute pas grand chose dans sa besace et que l’on se retrouve avec un respect du cahier des charges pour ne pas trop décevoir les fans du premier opus: avec le long titre bien écrasant, le titre plus dynamique et incandescent et le titre aux effluves plus lysergiques. C’est justement cette seconde partie d’album qui me chagrine pas mal, car autant les quatre premiers titres s’enchainent bien, autant The Spines of Saturn, qui donne l’impression d’un Chris Cornell en guest chez Hawkwind, et la reprise de Venom font bien retomber le soufflé trop rapidement. Au final, l’ambiance assez unique et médiévale du premier album ne sont présentes ici qu’en filigrane et l’on reste énormément sur sa faim avec cette réalisation, sans compter que l’on retrouve moins de morceaux qui vous restent bien ancrés dans le cerveau, comme les quelques brulots du premier album. Gageons que les irlandais sauront se ressaisir et revoir assez rapidement leur copie pour valider enfin tous les espoirs que l’on avait placé en eux, au lieu de se précipiter à nous torcher un album à la va vite avec une filouterie indigne de musiciens sensés être honnêtes dans leur démarche.

For Doom the Bell Tolls en trois mots : en, demie, teinte




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