Slow End
Special Low Frequency Version
Voix d'en-bas
After Death

Avis des chroniqueurs

gulo gulo
Note

Informations

Première édition
2017 (1 x 12in)
Label
Valley King
Avec
Daniel Gorostiaga
Ed Matus
Rene Barge
Tracklist
A1. Scalpel A.D.
A2. Neanderthal
B1. Fangs on Beyond
B2. Collision
Remarque
400 exemplaires
 

CAVITY (États-Unis)

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Drone doom Industriel Blues rock

Chronique par gulo gulo, le 25 mars 2017
(330 lectures)

La réponse est : non, elle n'est pas fortuite, pas moyen, de mon point de vue ou de celui des étoiles du karma. La question, naturellement, portait sur la référence aux Swans enclose dans la pochette d'After Death. Les Swans de Cop, le présent disque de Cavity en compte de la famille, mais puisque le fait ne va plus tarder, au train où vont les choses, à devenir courant, il convient de préciser que c'est ici avant tout sous le rapport d'une certaine conception funèbre du rythme, plutôt que d'une similitude vocale avec Michael Gira - au moins autant qu'il est de celle d'un certain nombre d'autres monstres plus ou moins new-yorkais, de corps ou d'esprit, et tous affidés au blues de l’égout et du coup de schlass : Wiseblood, Brainbombs et Clockcleaner sont des noms qui risquent de vous ramper en tête.

Blues industriel du caniveau, plus morbide, égrillard et dépravé que le black metal dont on rêve parfois entendre des échos dans ses gargouillements digestifs - est le style que volontiers on acollerait à cette ballade de l'exécuteur intitulée "Scalpel A.D", qui ouvre le disque. Suit "Neanderthal", où l'on nage davantage dans une désertique pureté de blues décapé par le vent et le sel, avoisinant celle de l'album de Mythical Beast (en même temps, l'un des musiciens ne s'appelle-t-il pas Matus ?) ; nonchalamment mais sûrement maculée par toujours cette même déglingance vocale de vieille guimbarde pour noise-rock graveleux et traîne-patin. Commence le fantomatique "Fangs on Beyond", on songe fugacement à Suicide, avant de voir le flair à analogique glisser subrepticement vers l'étrangeté de Hems - pour des américains, c'est pas rien de me faire cracher ce nom-là, entre tous  ; mais probablement pourrait-on glisser Treponem Pal, Scorn, et d'autres choseries aussi lunaires qu'européennes avec fureur. Vient enfin "Collision", où l'aride pureté du drone-blues au stade minéral de "Neanderthal" fait son retour, et cette fois le doute n'est plus permis : Alan Vega veille sur After Death - et concomitamment le jour se lève ; salué par le chuchotement des crotales, comme il se doit. Il est pâle comme l'os, sec de même, c'est le jour néanmoins, le commencement d'une chose neuve, et vieille comme le monde. Assez à l'image de ce disque somme toute, qui possède la nudité du coyote autant qu'il a celle de Kyle Reese déboulant langue pendante dans la laideur terne des années 80.

On a peine à imaginer comment prendront ladite aube et radicalisation les fans fidèles de Cavity, vu qu'on n'en a jamais fait partie, et n'a jamais trouvé le chemin pour dépasser l'estime et le respect qui semble le minimum, impossible à ne pas se devoir face à l'honnêteté et la conviction du groupe, et éprouver pour lui le réel amour qu'il paraît nonobstant mériter. On se contentera donc de le prendre, pour sa part ; à bras ouverts.

After Death en trois mots : sale, premier, mystique




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